‹ OvideChapitre 27 sur 154 · PontlquôS, II, X · texte numérisé non relu

PontlquôS, II, X

5o ^ OVIDE.

jours si longs d'été leur paraissaient trop courts

encore V

Ovide a vu de la sorte tout ce qu'il décrira dans les Alélamorphoses et les Faé'ieSy les trois pointes de la Sicile, Pelore, Lilybée et Pachynos^ le roc célèbre de Charybde et celui de Scylla% qui fait retentir de ses aboiements la mer de Sicile, les belles montagnes de l'île charmante, l'Eryx, ouvert aux souffles du zéphyr, ou le mont Hybla, dont les abeilles butinent à travers les poèmes de Théocrite et de Virgile, la vallée de l'Hélorus, cette fraîche Tempe; il a vu les villes accueillantes, Tauroménion, Himera, Agrigente, Syracuse avec la fontaine d'Aréthuse, dont il dira la métamorphose, et la sphère d'Archimède, représentant la terre ronde dans l'espace, qu'il mentionnera dans les Fastes,

Ainsi, des poèmes qu'il écrira plus tard, sans y songer encore, il assemble les matériaux en cette année de Sicile. Un jour, comme ils s'animeront sous ses doigts de poète érudit, tous ces beaux noms, tous ces beaux lieux découverts avec son ami Macer à l'aube de sa dix-huitième année! Les golfes, les lacs, les fleuves, les monts, les promontoires, les sources, les ports de la Sicile et de l'Asie, de la Grèce et de TArchipel, ce ne seront plus seulement pour lui des noms puisés au hasard dans les catalogues alexandrins, mais les visions radieuses de sa jeunesse enthousiaste. Ainsi peut-il maintenant revenir en Italie, ce jeune Ovide, après deux ans d'absence; il

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