‹ OvideChapitre 30 sur 154 · T rides, IV, i · texte numérisé non relu

T rides, IV, i

^. Voir le combat des Centaures et des lua-^ithes, Afétamorphoi)ej',Xll, 1^6-535.

cliamp de bataille de Philippes. Et tous sans doute admirent et louent la gloire romaine et Tarmée romaine, mais à condition de ne collaborer à cette gloire que par leurs chants et de célébrer de loin, à loisir, les exploits de cette armée.

Au reste, Ovide n'a pas un goût plus vif pour les carrières civiles. Malgré lui, de par sa condition de chevalier, il est nommé triumvir, c'est-à-dire qu'il doit veiller, sous la direction des édiles, au bon ordre des prisons, des casernes de pompiers, à la police de nuit, et cette dernière fonction n'était peut-être pas pour lui déplaire. Malgré lui, sans doute aussi, il est décemvir et centumvir, c'est-à-dire qu'il siège comme juge au tribunal civil, et plus tard il se vantera auprès d'Auguste d'avoir été un excellent magistrat \ mais l'avantage le plus net de sa carrière qu'il semble avoir apprécié est celui d'avoir une bonne place au théâtre ^ Car le gouvernement romain prenait soin de bien placer ses fonctionnaires et de ne pas laisser les nouveaux riches S"' étaler aux premiers rangs.

C'est là toute sa carrière civile ; il ne la pousse pas plus loin; il renonce au laticlave sénatorial pour se borner à l'angusticlave, qui faisait sur la toge des chevaliers une bande de pourpre moins large, mais qui assurait le repos et le loisir nécessaire au travail poétique. A ceux qui lui reprochent son oisiveté, il oppose quelquefois des raisons de santé, mais quelquefois aussi, se

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