‹ OvideChapitre 33 sur 154 · I.A JKUNKSSK D'UN POÈTE · texte numérisé non relu

I.A JKUNKSSK D'UN POÈTE

guerres Puniques, un Coilcifiiini Poclaruiii, collège de poètes, s'était formé sous la présidence de Livius Andronicus et s'était joint, pour honorer Minerve, au temps des grandes Q^uinquatries, à tous les collèges de marchands et d'artisans, qui poi*taient leurs dons à la déesse. Collège de poètes, puis école de poètes Çfchola poelarum), puis chœur de poètes (chorus poeiaruni) s'étaient succédé dans la Rome impériale, sous l'invocation de Minerve, d'Apollon ou de Bacchus. Ovide devait les évoquer plus tard avec mélancolie, quand, le jour de la fcte de Bacchus, il songe que les poètes se réunissent et se demandent entre eux : « Où est Ovide? »

Au moment où il revenait de son beau voyage de Grèce, le cercle de M. Valerius Messalla, « préfet de la ville », puis « curateur des eaux », groupait tous les poètes notables du temps, dont Ovide d'ailleurs nous a laissé les noms : le vieil ^milius Macer, poète didactique des « oiseaux » et des « simples », Pontius, auteur d'une Thébaïde, Bassus, poète iambique ; leurs œuvres sont aujourd'hui perdues, mais à côté de ces noms oubliés de nos jours, voici ceux de TibuUe, de Properce, d'Horace, de Virgile, à peine entrevu, mais vénéré comme un dieu.

Comme un dieu! Le mot est d'Ovide... « Je considérais, nous dit-il, tous les poètes comme des dieux*. » Ce n'est pas un sentiment d'admiration pour tel ou tel génie seulement, mais pour ce don magnifique de la création poétique que chacun d'eux porte en lui. Res-

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