‹ OvideChapitre 70 sur 154 · JUdtani., X · texte numérisé non relu

JUdtani., X

2. Mctam.y II, 760 sqq. ; XI, 691 sqq. ; XII, ^3 sqq.. Voir aussi IV, 430, sqq. aux Enfers, la Pâleur, le Deuil, l'Effroi, la Terreur,^ la Démence.

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mant et profond symbole autant que par la manière dont il la conte, est restée à juste titre célèbre — Echo aime Narcisse qui se refuse à son amour :

Q,ue de fols voudrait-elle en des mots de caresse

L'aborder et fléchir son cœur Elle ne peut

Tout ce qu'elle peut, c'est recueillir ses paroles

Et les lui renvo;yer sitôt qu'il a parlé

Or, séparé des siens, l'enfant avait crié :

« Y a-t-il là quelqu'un? — Q^uelqu'un », répond Echo...

Stupéfait, il promène en tous sens ses regards : .

« Viens! » dit-il. Elle appelle aussitôt qui l'appelle —

Narcisse se retourne, et, ne voyant personne,

« Pourquoi me fuir? » dit-il. « Me fuir? » lui répond-elle —

Il s'arrête, et trompé par cette voix étrange :

« Viens à moi », lui dit-il, et, joyeuse, à ces mots :

« A moi 1 » répond Echo, puis, sortant des forêts.

Elle court, en ouvrant les bras, vers le jeune homme.

Il fuit, et, comme il fuit, en repoussant ses mains :

« Plutôt mourir que de céder à tes désirs ! »

Dit-il Elle répond : « Céder à tes désirs ! »

Dédaignée, elle vit au profond des forêts.

Et, cachant la rougeur de son front sous les branches.

Elle habite depuis les antres solitaires.

Pourtant son amour vit et croît dans son cœur triste ;

Les veilles et le deuil ont épuisé son corps,

La maigreur a séché sa chair, et dans les airs

Tout le suc de son être a coulé peu à peu.

D'elle il n'y a plus rien que la voix et les os ;

La voix lui reste ; on dit ses os changés en pierre ;

Invisible parmi les bois qui la protègent,

Tous l'entendent; le son seul vit encore en elle

Je voudrais ici pouvoir donner toute la suite : la source pure où se penche Narcisse, son image qu'il

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aperçoit et qu'il essaye d'embrasser, son amour sans objet qui le consume :

Admirant sa hcaiitc pour lac|ii<*ll(' on l'ailrnirc, L'imprudent, c'est vers lui que volent ses désirs ; Il aime, il est aimé; il chercl;e, il est cherché, 11 allume des feux dont il est consumé

Enfin ses derniers jours alanguis par ce désir vain et sa mort que pleure encore Echo :

Comme la cire fond devant un feu lé^er Et le givre aux ra;yons du soleil matinal, Tel, dévoré d'amour, Narcisse se consume. La fraîcheur de son teint rose et blanc se flétrit ; Ses forces, sa vigueur et ses grâces charmantes, Ce corps qu'aimait Echo peu à peu dépérissent, Et, le voyant ainsi, malgré tout son courroux. Elle s'afflige, et, quand le malheureux enfant Crie : « Hélas! » aussitôt elle répond : « Hélas î » Si parfois de ses mains il presse sa poitrine. Elle répète encor le bruit de tous ces coups ; Et quand, penché sur l'eau pour la dernière fois, Narcisse dit : « Hélas ! Mon vain amour, adieu ! » « Adieu », répète Echo, fidèle à ses paroles... Sa tête fatiguée a glissé sur les herbes; La nuit couvre ses yeux épris de sa beauté, Et, descendant au fond de l'infernal royaume. Parmi les eaux du Styx il se regarde encore'.

Touchant et mélancolique tableau ! Quelle que soit l'imperfection d'une telle traduction, quelque chose sub-

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