‹ OvideChapitre 71 sur 154 · Jfelam., m, ^SyT-SoS · texte numérisé non relu

Jfelam., m, ^SyT-SoS

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siste tout de même en elle du ie:Kte original, qui témoigne de sa grâce et de sa souplesse. Et combien d'autres seraient à citer, depuis Tenlèvement d'Europe, qu'ont imité Chénier et Victor Hugo, jusqu'au désespoir de Niobé, qu'a imité Leconte de Lisle. On connaît l'épisode célèbre : Jupiter a pris la forme d'un taureau blanc et, sans savoir quel est ce taureau, Europe s'est assise sur son dos ; alors le taureau s'avance vers les flots et se met à la nage :

Au travers de la mer il emporte sa proie ; Elle a peur et regarde au lointain le rivage Q,ui fuit; de sa main droite elle tient une corne, De l'autre elle s'appuie au dos de l'animai, Et sa robe tremblante ondule dans le vent^

Groupe de bas-relief, tableau tout préparé qui a passé des artistes anciens chez Ovide, et d'Ovide chez les artistes modernes. Celui de Niobé pétrifiée n'est pas moins saisissant :

... Et seule, survivant à ses enfants sans vie, L'excès de ses malheurs l'a rendue insensible. Nul souffle n'émeut plus ses cheveux ; son visage N'a plus de sang, ses jeux restent sans mouvement; Rien de vivant n'est plus visible sur sa face; Sa langue même adhère à son palais durci ; Le va-et-vient du sang abandonne ses veines; Le cou raide, les bras liés, les pieds inertes, A la place du cœur elle n'a qu'une pierre;

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