FaâUsy I
2. Triâtes, II, 549. VoirFréd. Plessis^ La poééle. latine, p. 424. J'incline à penser, contrairement à l'avis de M. Plessis, qu'Ovide n'a rédigé que six livres de Fautes.
i5o OVIDE.
sous la dictée d'Auguste V Enéide et les Géorglqucd, on ne peut affirmer qu'Ovide ait vu dans les Fastes une œuvre seulement de commande et qu'il n'en ait point aperçu l'intérêt poétique. Or cet intérêt est certain; nul poète ne le nierait. Le calendrier ! — • et nous pouvons ici adopter ce nom romain, calendarluéy répertoire des calendes, — le calendrier d'un pays, quel grand sujet de poésie, grand, parce qu'il est humain et quotidien, parce qu'il est large et intime à la fois, parce qu'il est miêlé à la vie d'une nation comme à celle de toute famille, de tout individu. Le calendrier, ces douze colonnes qui s'étagent sur nos murs avec leurs trois cent soixante-cinq petites barres transversales, ces colonnes qui sont des mois, c'est-à-dire le cours des saisons, les soleils pâles de l'hiver, les grâces frileuses du printemps, les torrides midis des grands étés, les soirs charmants et mélancoliques de l'automne, ces barres, qui sont les jours, porteurs de joies, de tristesses, d'espérances, d'amours ou de désespoirs, toutes ces figures voilées qui s'avancent au i®"" janvier en files confuses et que nous voyons au 3i décembre démasquées avec le peu qu'elles ont apporté, elles qui semblaient tant promettre — Le calendrier, avec ses fêtes nationales ou privées, leurs drapeaux, leurs illuminations, leurs cris de joie, leur mélancolie parfois d'anniversaires trop chers, le calendrier avec les signes du zodiaque, la marche des constellations, le lever et le coucher des astres ', et, le long des jours, à propos des