‹ OvideChapitre 87 sur 154 · Faôtes, II · texte numérisé non relu

Faôtes, II

LKS FASTKS

itn

et par un jeu de mots inlriuluisible : Ronuiiuv ^y/xilimn £'»»•/ urhU et orbis iih'in, il exprime, spirituel et emphatique, d'une façon saisissante, la grandeur romaine.

Laissons de côté les dates qui rappellent l'exjjulsion des Tarquins, dont nous nous soucions aujourd'hui bien moins que les Romains. Voici l'hirondelle, Procné, chère au poète des jflclaniorphoses, û^|^s apparaît... On y célèbre naturellement la fête duoTeu qui lui donne son nom, mais qu'Ovide préfère sans armes. Mars, père de Rome, étant père de Romulus ; celle de Junon Lucine, qui préside aux accouchements; c'est le mois des courses de chevaux au Champ de Mars; puis c'est la joyeuse fête d'Anna Perenna, fête de banlieue aux bords du Tibre, où le peuple, chacun avec sa chacune \ boit joyeusement sur l'herbe nouvelle ; les plus prévoyants, pour se garantir du soleil, qui brûle déjà et qui mêle sa chaleur à celle du vin, ont apporté une tente-abri, d'autres ont construit une cabane de feuillage, d'autres ont étendu leurs toges sur des pieux fichés en terre. On se met à boire, en se souhaitant autant d'années que Ton vide de coupes, et naturellement on boit beaucoup afin de vivre longtemps ; on boit l'âge de Nestor ou de la Sibylle; on chante, avec les gestes appropriés, les chansons apprises au théâtre, j'allais dire les airs d'opéra, puis on danse à la manière populaire, et plus d'une petite femme laisse flotter en dansant ses cheveux sur ses épaules. Au retour, on titube un peu, à la grande joie des passants qui regardent ce retour de fête et qui inter-

Page 1