‹ OvideChapitre 89 sur 154 · FaMs, V · texte numérisé non relu

FaMs, V

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à faire donner son nom au mois de mai, il est bien juste que son épouse légitime ait aussi pour elle un mois romain ; s'il en était autrement, ce ne serait vraiment

pas la peine d'avoir apaisé sa colère contre Enée et contre Rome et de présider aux accouchements sous le nom de Lucine. Cependant, on lui dispute cette gloire, car ceux qui voudraient que mai fût le mois des vieillards accordent aux jeunes gens {/iweiiuin) le mois de juin, et enfin il est même des archéologues qui prétendent que son nom est venu de l'alliance, de la jonction de Tatius et de Romulus. Là encore, Ovide ne prétend point trancher le dijRférend; il se contentera d'énumérer et d'enjoliver les fêtes et les légendes du mois : fête de Carna, déesse des gonds, importante pour des gens qui ont le sentiment très vif de la propriété; fête des pêcheurs du Tibre ; fête de l'intelligence {Afend), car les Romains invoquaient l'intelligence sous divers nom^s et plus souvent que nous; fête de Vesta, et par conséquent des Vestales, du foyer, de tous ceux qui se servent du feu et notamment des boulangers. Les boulangers eurent un grand rôle quand les Gaulois assiégèrent Rome; sur l'ordre de Jupiter, ils pétrirent, avec le froment qui restait, des miches de pain qu'on jeta sur les assiégeants, pour bien les convaincre qu'on ne pouvait triompher de Rome par la famine ; en souvenir de ce bon conseil, on éleva un autel à Jupiter Boulanger, qui eût frustré de leur gloire les oies du Capitole, si par ailleurs Ovide ne leur avait rendu justice *. Fêtes encore,

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