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ces produits, est celle qui est obtenue au moyen de la diméthylaniline. Or les essais qui ont été faits sur ce sujet n'ont donné que des résultats que nous estimons comme étant peu certains.
Expérience. — Une constatation intéressante et qui se rattache à ce chapitre est celle que nous avons faite de la transformation partielle des vapeurs d’aldéhyde formique et d’eau en alcool méthylique.
Dans un ballon, on dispose des fragments de pierre ponce qui ont été trempés dans une solution de paraformaldéhyde à 80° préalablement débarrassée de toute trace d’alcool méthylique ; on fait passer sur cette ponce un courant d'air chargé d'humidité. Le ballon est chauffé à la température de 4o-45°. Le courant d’air humide est conduit ensuite sur la spirale incandescente de platine, dans l'appareil de contact.
Les produits sont soigneusement recueillis dans des récipients refroidis par un mélange de glace et de sel marin. Après une journée on recueille le liquide et on le distille. On recueille une certaine quantité de méthylal et une petite quantité d'alcool méthylique. Il est presque inutile d'ajouter que la présence du méthylal est à elle seule déjà un indice de la formation de l’alcool méthylique. |
.. Cette expérience est à rapprocher de celle de Delépine qui a trouvé que le trioxyméthylène chauffé
avec de l’eau sous pression se transformait en acide
carbonique, alcool méthylique et acide formique.
En admettant les théories de Baeyer et de Bach. on pourrait donc supposer que dans certains cas, sous
l'influence des substances de contact, l'alcool méthylique existant dans la nature pourrait provenir de la transformation de la formaldéhyde à l’état naissant.
Les nombreuses métamorphoses que la formaldéhyde et ses dérivés sont capables d’éprouver sous
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l'influence des divers agents, permettent de penser que cette aldéhyde et ses polymètres doivent encore jouer un rôle des plus actifs dans les phénomènes de synthèse des composés azotés eux-mêmes, notamment des amides et des amines. Malheureusement, les difficultés inhérentes aux recherches de cette nature font que ces questions sont à peine ébauchées et que l’on ne peut faire que des hypothèses.
Dans ces théories et dans les déductions qui en ont été faites, on n'a pas tenu compte de l’aldéhyde acétique. Nous verrons plus loin que l’aldéhyde éthylique peut se produire dans un grand nombre de circonstances.
La polymérisation de ce corps s’effectue encore plus facilement que celle de la formaldéhyde. Des expériences actuellement en cours nous démontrent déjà que l’aldéhyde acétique sous l'influence de traces de sels minéraux (principalement de ceux des métaux alcalins et alcalino-terreux), provoquent la formation de substances résineuses.
Or, la formation des matières résineuses peut fort bien s’interpréter en partant des aldéhydes et par déshydratation profonde de ces corps. Il est connu que les résines formées par les aldéhydes réagissent en présence des alealis, sensiblement comme les résines naturelles. M. A. Gautier a fait voir que, par une déshydratation profonde, le glucose peut donner naissance à des corps tels que la phloro- : glucine, et il a encore vérifié que le sucre, chauffé à 200 degrés, se déshydrate et fournit un corps voisin de l'acide pyrogallique avec un peu de pyrocatéchine.
M. Prunier a montré, dans le même ordre de faits, que la quercite donne naissance à l’hydroquinone par simple déshydratation.
Des phénomènes de condensation et de déshydra-
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tation constitueraient ainsi le mécanisme principal de la formation des substances ternaires avec excès de carbone, non seulement dans la série, grasse, mais encore dans la série aromatique; la classe des glucosides naturels réalise d’ailleurs, à cet égard. la plus parfaite des transitions.
Le rôle de la chlorophylle dans toutes ces transformations, longtemps ignoré, fait l’objet de beaucoup d’études. Ilrésulte déjà des remarquables travaux de M. Etard que dans chaque corpuscule chlorophyllien, existent plusieurs chlorophylles assurant le service biologique et pour cela s’approchant les unes de la nature des graisses, les autres très oxygénées tendant vers les sucres solubles dans les milieux cel-
lulaires.
Conclusion. — Si nous envisageons l’ensemble de ces considérations nous pouvons résumer ainsi les conclusions qui en découlent:
r°ela présence de la formaldéhyde à l’état libre dans les plantes n’a pas encore été nettement décelée;
2° La grande toxicité decette aldéhyde estun obstacle à son existence à l’état libre dans les végétaux ;
3° En admettant la théorie de Baeyer, ce n’est qu’à l’état de combinaison que l’on trouverait la formaldéhyde dans les végétaux, étant donné qu’elle se polymérise et se transforme facilement sous diverses influences auxquelles on peut joindre l'influence de l’action de contact ;
4° Nos expériences démontrent que la réaction de la transformation de l’alcool méthylique en aldéhyde peut être réversible.