TRIOXYMÉTHYLÈNE
Pour doser le trioxyméthylène on le dissout dans de la diméthylaniline et on fait la fase tétraméthylée. La réaction s'opère bien en tube scellé en présence d’une petile quantité d'acide sulfurique pour favoriser la condensation.
(x) I se forme une petite quantité de formiale de soude.
(2) Trizrar et Camerer. 1894; Bullelin Soc. chim., 1894, p. 817 Comptes rendus, p. 18.
$S 4. MéTHyLAL
Le méthylal se combine avec la diméthylaniline avec la plus grande facilité d° après l'équation :
CH(OC 1. +alc fs AUCH = =
CH ci |
2CHP.OH + cm CHA 7 L'opération se fait en présence d'acide sulfurique et en flacon scellé pour éviter la perte de méthylal. On chauffe pendant 6 heures au bain-marie et on termine comme il a été déjà indiqué plus haut.
Les rendements en base lorsque l’on part du méthylal pur sont rigoureusement quantitatifs (même mode opératoire que pour le dosage de l’aldéhyde formique au moyen de la diméthylaniline).
$ 5. FORMALDÉHYDE ET MÉTHYLAL
Un cas intéressant et qui se présente souvent est celui du dosage de la formaldéhyde en présence du méthylal.
Chaque fois que l’on oxyde l’alcoo! méthylique en vue de l’obtention de la formaldéhyde, il y a toujours production plus ou moins grande de méthylal. Les expériences que nous avons faites le démontrent surabondamment.
Tantôt on peut avoir Fhtérét à doser simultanément les deux produits, tantôt il y a lieu de connaître leur poids respectif.
Mg 1° Cas du dosage simultané de la formaldéhyde et du méthylal. ;
On se sert de la méthode qui consiste à faire le tétraméthyldiamidodiphénylméthane. Les deux réactions signalées plus haut, l’une à propos du méthylal, l’autre à propos de la formaldéhyde, ont lieu en même, temps.
Ce procédé doit être employé toutes les fois que l'on veut connaître la quantité totale d’aldéhyde formique obtenue et utilisable.
2° Cas du dosage séparé.
Pour doser séparément chacun des deux éléments, on ajoute de l’'ammoniaque dans le liquide à analyser et on fait une extraction à l'éther. et
L’éther enlève facilement le méthylal qui ne secom-! bine pas à l’ammoniaque tandis que la formaldéhyde reste à l’état de combinaison ammoniacale dans la partie aqueuse laissée par l'éther.
On peut ensuite doser séparément, dans chacune des deux portions du liquide séparé, la formaldéhyde d’une part et le méthylal de Pautre.
À la suite des procédés d'analyse de la formaldéhyde que nous avons publiés, il a paru un grandnombre de nouvelles méthodes.
Au point de vue qualitatif, on a préconisé comme réactif la solution ammoniacale de nitrate d’argent(r), le chlorhydrate de phénylhydrazine (Vitali) (2), le bisulfite de rosaniline, la diphénylamine (Richemondi,
(1) Pharmaceut. Zeilung, 1898, 338.
(2) Bollelino chimico farmaceutico, 1898, 327.
l'acide phénylsalicylique (1), le réactif de Nessler, la phloroglueine (Jorissen) (2), la résorcine (3), etc.
Au point de vue quantitatif, on a signalé des méthodes à lhydroxylamine (Brochet, Cambier), à l’iode, au cyanure de potassium, à l'acide azotique, ete.
Les réactions qualitatives préconisées pour la recherche de la formaldéhyde n'ont à notre avis qu'une valeur relative parce qu’elles sontcommunes à toutes les aldéhydes, souvent aux :cétones, sans compter l'ignorance dans laquelle on se trouve sur la nature des réactions colorées qui ont lieu. Et encore faut-il ajouter que non seulement les aldéhydes et leurs cétones mais un certain nombre de leurs dérivés donnent des réactions identiques.
Dans cette étude, nous n'avons utilisé que la réaction de la diméthylaniline qui est délicate 11 est vrai et demande une certaine pratique, mais elle à l’avantage d’être caractéristique pour la formaldéhyde ou ses dérivés immédiats à l'exclusion des autres aldéhydes et des cétones.
Quant aux méthodes quantitatives, nous avons préféré effectuer les dosages soit par ammoniaque, soit par la diméthylaniline parce que la sensibilité de ces méthodes estsuffisante, et parce qu’elles permettent de tenir compte des dérivés qui accompagnent
l’aldéhyde formique.
(x) Amer. Journ. of Pharm., 1869, p. 6r7.
(2) Journal de Pharmacie. de Liège, 1897, p. 129. (3) Amer. Journal, 1900.