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lique ne donne lieu à une semblable action de présence sur le mélange en question. Ainsi l’oxyde mercurique est réduit sans dégagement de gaz.
Quelques auteurs considèrent même les réactions” dues à la présence de certainsagentschimiquestels que l’iode, le phosphore, l'acide chlorhydrique, le chlorure d’aluminium, le nitrobenzène, etc., comme se rattachant aux réactions de simple contact.
En faisant agir le trioxyméthylène sur les alcools de la série grasse en présence de très petites quantités de perchlorure de fer nous avons pu obtenir nousmême toute une série d’acétals d’après la réaction (x).
(CH0) + n2ROH = nCH? +-nH?0
Cette méthode nous a même permis de préparer un certain nombre d’acétals méthyléniques encore inconnus.
D’autres auteurs ont attribué à la viscosité comme à la porosité la modification de certaines réactions chimiques.
D’après A. Guyard la glycérine en qualité de substance visqueuse est susceptible de provoquer de semblables transformations.
Enfin les travaux récents de Bredig (2) font ressortir que les métaux qui agissent par action de contact à l’état de mousse ou de noir peuvent agir de la même manière lorsqu'ils sont à l’état colloïdal. Le liquide de Bredig.est obtenu par la volatilisation du platine sous l’eau. Il n’est pas absolument démontré que le
(1) Trirar et Camsrer. Bulletin ‘de la Société chimique, 1894, p. cs (2) Brenic. Ueber anorganische Fermente.
RAC RS ; produit de la volatilisation soit du platine métallique au lieu d’un oxyde : quoi qu'il en soit, ce liquide offre à un haut degré les propriétés que possède le noir de platine de décomposer des quantités considérables d’eau oxygénée.
$ 2. RESUME ET CRITIQUE DES PRINCIPALES THÉORIES SUR LES ACTIONS CATALYTIQUES
Berzélius avait été conduit à admettre l'existence d’une force particulière, l’action catalytique, à laquelle étaient dues les transformations chimiques provoquées par le contact de la mousse de platine et par celui d’autres métaux très divisés.
La conception qu'il avait sur cette action s’étendait jusqu'aux fermentations et il n’est pas inutile d’en faire la remarque après les récents travaux de Bredig (1) sur les ferments inorganiques.
Les théories de Berzélius ont été suivies d’un certain nombre d’autres théories qui reposent sur des observations diverses faites par leurs auteurs.
Quelles que soient les divergences que ces théories offrent entre elles, on peut dire que la plupart des effets dus au platine et aux métaux de ce groupe sont corrélatifs avec la propriété qu'ils ont de condenser les gaz et les vapeurs, et en particulier Phydrogène, avec un dégagement souvent considérable de chaleur.
Cette condensation varie d'intensité avec l’état du platine; elle est d'autant plus grande que le platine est plus divisé. Elle est donc plus considérable pour la
(x) Loc. cit.
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mousse de platine que pour des lames de ce métal; plus considérable encore pour le noir de platine que pour la mousse. Enfin le platine colloïdal qui peut être considéré comme formé d’une émulsion du métal ou de son oxyde extraordinairement divisé produirait encore des effets plus considérables que le noir de platine. .
De la Rive admet que le platine se récouvre superficiellement d’une couche d'oxygène qui est réduite, dans une seconde phase de la réaction, par le gaz combustible, régénérant ainsi du platine susceptible de s’oxyder de nouveau. Par ce cycle de réactions successives, on parvient à expliquer l’action pour ainsi dire illimitée de petites quantités de platine.
E.-V. Meyer (1) a cherché à infirmer ou à confirmer cette hypothèse par des expériences. Il a étudié l’action des oxydes de platine : oxyde platineux, oxyde platinique et hydrate platinique, sur des mélanges d'hydrogène et d'oxyde de carbone en empêchant toutefois une action trop énergique. Il à trouvé que ces deux gaz s’oxydaient simultanément aux dépens de l’oxygène des oxydes platiniques. Le rapport des deux gaz qui sont brûlés varie avec la composition du mélange initial; dans tous les cas, la proportion volumétrique de l'hydrogène brûlé égale ou dépasse souvent de beaucoup celle de l’oxyde de carbone.
Or, d’après d’autres expériences de l’auteur, faites avec du platine et dans lesquelles l’oxyde de carbone avait été oxydé de préférence, des résultats contraires avaient été obtenus.
E.-V. Meyer conclut que la théorie proposée par de la Rive ne saurait être admise.
(1) Bullelin Soc. chimique, 1877, p. 155.