CH: CH.CHO + 0?= CH20 + CHO.CHO
Le restant du liquide étant constitué en grande partie par de l'alcool non transformé, la présence de l'acide acrylique a été constatée dans les eaux des flacons condenseurs: elle a pu être évaluée approxi-
mativement à 0,5 pour 100 du poids de l'alcool allylique employé.
Les résultats que nous avons obtenus sont à rapprocher de ceux qui ont été signalés par les savants qui se sont occupés de l'étude de l'oxydation des corps de la série acrylique.
D'après Wagner, le permanganate de potassium
G I ë ” à po .
en solution au . ajouté peu à peu à l'alcool allylique
donne de l’acroléine, de l'acide formique et de la glycérine.
L'oxydation par l'acide sulfurique et le bichromate
de potasse fournit de l’acroléine, et de l’acide acrylique. :
Or l’acroléine elle-même s’oxyde avec une grande facilité à Pair et donne de l'acide acrylique.Cetexemple vient donc confirmer que l’acroléine a du être le terme intermédiaire naturel d’oxydation (comme dans le cas de l'alcool éthylique).
Les oxydants énergiques fournissent de l’acide formique et de l’acide acétique. Ce sont des termes plus avancés de la désagrégation de lPacroléine.
Nous avons cherché à vérifier ce résultat en faisant passer des vapeurs d’alcool allylique sur la spirale de platine portée à une température rouge-blanc. Nous avons constaté dans ce cas la présence de l’acide acétique et celle de l'acide carbonique.
Nous avons, parallèlement à l’essai de contact à haute température, fait une opération avec la mousse de platine. r00 grammes de ponce au noir de platine ont été placés dans le système de tube en U qu'on a fait traverser par un courant d’air chargé d’alcool allylique. On a pu constater la formation d’acroléine et d'acide acrylique ; l’acroléine dans une autre expérience s'est
D a LEE
transformée en acide acrylique. On voit que les produits obtenus sont les mêmes aussi bien dans le cas de l’oxydation avec la spirale de platine que dans celui des agents chimiques. L'alcool allylique, sous l'influence de l’action de contact s’achemine donc rapidement à l’état d'acide.
Il est à supposer, en raisonnant par analogie, que la formation des acides crotonique C'H'Ofs'angélique C'H°0*, pyrotérébique C'H"O* et oléique CSH*#O? en partant des alcools correspondants aurait pu être constatée par des expériences analogues.
Or, on sait que ces produits se rencontrent souvent dans la nature.
Conclusion. — L'action de contact fournit l’acroléine comme terme immédiat d’oxydation. La production de cette aldéhyde est accompagnée de celles de l’aldéhyde méthylique et du glyoxal qui proviennent d’une oxydation ultérieure de l’acroléine.
$ 2. — GLycors.
Avec le glycol éthylénique :
| CH.OH
commence la série des alcools bivalents.
De même.que les alcools monovalents, les glycols sont caractérisés par la propriété de former des aldéhydes, des acides et des éthers; mais tandis que les premiers ne peuvent former qu’un seul dérivé de chaque sorte, les glycols en tant que diatomiques peuvent en donner deux et passer par 2 degrés successifs d’éthérification, de déshydrogénation ou d’oxydation.
Là
C'est ainsi que les glycols primaires où normaux renferment deux groupes CHOH pouvant fournir deux groupements aldéhydiques par perte de H° et de H*:
L’aldéhyde glycolique ; 2° Le glyoxal.
De ces deux aldéhydes, la plus oxydée est la seconde, la première pouvant être considérée comme terme intermédiaire.
L'aldéhyde glycolique est actuellement assez bien connue d'après les travaux de M. Fenton (1):
d’après Church, elle se formerait dans la réduction de l'acide oxalique; on a supposé qu'elle se transformait en acide glycolique en fixant 1 atome d’oxygène.
Le glyoxal peut en fixer un ou deux: dans le premier cas on a l'acide glyoxylique qui peut être considéré comme un aldéhyde- acide, dans le deuxième cas on a l'acide oxalique.
Il résulte de ces considérations que l'oxydation du glycol éthylénique fournirait théoriquement la série des corps suivants :
Aldéhyde glycolique :
Acide glycolique: