‹ Oxydation Des Alcools Par L'Action De ContactChapitre 73 sur 94 · CO°H · texte numérisé non relu

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On pouvait se demander comment agirait l’oxydation par contact à haute température, si l’on obtiendrait un terme d’oxydation intermédiaire, si ce terme serait l’aldéhyde glycolique ou le glyoxal au lieu des acides glyoxylique ou oxalique.

Nous avons d’abord voulu nous rendre compte de ce que donnait loxydation à froid par la mousse de platine. |

À grammes de glycol ont été étendus de 10 parties d’eau et mélangés dans l'appareil avec 30 grammes de ponce au noir de platine, préparée selon la méthode que nous avons indiquée. On a fait passer un courant d'air à la température de 35°. Après dix heures de passage de l'air, le liquide a été aspiré à la trompe et soumis à une analyse qualitative. Nous avons constaté dans le produit de la réaction la présence d’une petite quantité d’une combinaison à fonction aldéhy-. dique, nous avons ensuite trouvé un corps fortement acide au papier de tournesol qui n'était autre que l'acide glycolique qu'on a pu caractériser par son point de fusion.

Ce premier résultat est à rapprocher de celui que l’on obtient en mettant en contact de la mousse de platine avec de lalcool méthylique ou éthylique, On sait que dans ces conditions, il se forme surtout des produits acides.

Essai. — Le glycol éthylénique qui a servi à l’oxy-

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dation par contact a d’abord été lavé plusieurs fois à l’'éther puis rectifié par distillation dans le vide. do grammes de ce glycol ainsi purifié et ne donnant aucune réduction avec la solution ammoniacale de nitrate d'argent, ont été placés dans un ballon de 250 centimètres cubes de capacité avec 100 centimètres cubes d’eau.

La dissolution a été portée à une température de 90° au moyen du bain-marie, puis on a entrainé le glycol au moyen d'un violent courant d'air. La spirale de platine ayant été portée au rouge cerise pendant quelques minutes au moyen du courant électri-

à APT ete : 9 que dont l'intensité était de 1 ampère -;- et l’eau du

R l condenseur ayant atteint une température de 80°, nous avons constaté en interrompant le courant que l’incandescence se maintenait, signe manifeste d’une transformation chimique qui ne pouvait résulter que d'une oxydation.

Après 4 heures, il ne restait que quelques grammes de liquide dans le ballon: l’opération a été interrompue. Dans le cours de l’expérience, l’eau a été remplacée au fur et à mesure de son entraînement.

Les produits condensés ne présentaient pas de caractère d’acidité ; par contre, ils précipitaient abondamment par l’eau d’aniline et réduisaient à froid la solution ammoniacalé de nitrate d'argent.

Étant donnée la nature exclusivement aldéhydique du liquide obtenu, 3 cas pourraient se présenter:

1°" Cas : on aurait pu avoir du glyoxal d’après la réaction :

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