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CONCLUSIONS

L'étude générale de l’action de contact par une spirale incandescente sur'les diverses séries chimiques peut être abordée en utilisant les principes de l'appareil que nous avons exposé.

Les principales conditions dont on doi tenir compte sont les suivantes :

° Refroidissement immédiat des vapeurs expérimentées après leur passage sur la spirale :

2° Les surfaces de contact doivent être limitées afin d'éviter la formation de produits de pyrogénation ;

39 1 passage d’un courant électrique dans la spirale de platine est d’une grande utilité pour amorcer la réaction et pour porter ou maintenir cette spirale à une température optima.

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Au moyen des méthodes décrites, il est possible de limiter la réaction en diminuant la formation de produits de pyrogénation ; nous avons montré la différence qui existait entre ces derniers et les produits immédiats résultant de l’action catalytique.

Cette étude a prouvé que tous les alcools de la série grasse et de la série aromatique subissaient l'influence de l’action oxydante de la spirale de platine. Cette action est bien différente selon la nature de l'alcool.

a) Les alcools primaires ont donné l’aldéhyde correspondante ;

b) Les alcools secondaires, une cétone;

c) Quant aux alcools tertiaires, ils ont fourni principalement la cétone immédiatement inférieure et de l'aldéhyde formique ;

d) La réaction est plus compliquée avec les alcools plurivalents et les alcools non saturés. Le glycol et la glycérine donnent des dérivés aldéhydiques parmi lesquels laldéhyde formique provenant probablement d’une réaction secondaire ;

e) Il en est de même des alcools non-saturés, tels que l'alcool allylique qui s’est oxydé en acroléine, glyoxal et aldéhyde formique.

Contrairement à l'opinion de plusieurs chimistes, l’eau n’est pas un obstacle aux phénomènes chimiques dus à l’action de contact. Bien plus, elle semble même la favoriser dans plusieurs cas (Expérience de l’alcool éthylique).

La température à laquelle commence à s'exercer l’action de contact avec la spirale de platine est inférieure à 200°. Cela a été du moins vérifié pour les premiers termes des alcools de la série grasse.

Nous avons vu d'autre part, que l’incandescence pouvait être provoquée bien en dessous de la température du rouge sombre. :

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Dans la plupart des cas étudiés, la chaleur dégagée par l'oxydation des alcools ou par leur désagrégation moléculaire est capable de maintenir la spirale de platine à l’état incandescent. L'exemple de la glycérine indique suffisamment que ce phénomène est bien plus général qu'on ne le pense.

Nos expériences démontrent qu'un grand nombre de corps poreux sontsusceptibles d'oxyder les alcools.

L’oxydation par le noir de platine, par rapport à la spirale, donne Iles mêmes produits mais en proportions différentes parce que la surface de contact est plus considérable ; l’action se rapproche davantage de celle des agents chimiques. Aussi dans ces essais on a obtenu fréquemment des acides et des éthérs au

lieu d’aldéhydes.

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Le processus d’oxydation que nous avons observé est le suivant. Dans le cas d’une oxydation modérée (température rouge sombre, excès de vapeur d’alcool par rapport à l'oxygène) la réaction est nettement. limitée à la formation de l’aldéhyde correspondante avec une proportion plus ou moins grande d’acétal, au moins pour les premiers termes des alcools de la série grasse,

Une oxydation plus énergique (température rouge

À | l'RORETE

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blanc, excès d'oxygène) a pour effet de transformer l'aldéhyde en acide correspondant qui lui-même est facilement dissocié : on obtient, à côté de l'acide acétique, de l'acide carbonique terme.ultime d’oxydatonetde l’aldéhyde méthylique dans beaucoup de cas.

Comme produits secondaires, nous avons pu signaler La formation d’éther résultant de la combinaison de l'acide avec l'alcool. À une température plus élevée on obtient surtout des produits de pyrogénation, notamment des hydrocarbures,

Dans le courant des expériences, les résultats obtenus permettent de supposer que la spirale de platine’s’est comportée tantôt comme un agent d’oxydation, tantôt comme un agent de condensation, tantôt enfin comme; agent de dissociation. Toutefois dans ce cas il y a lieu de tenir compte de la part qui revient à la dissociation due à l'élévation de température de la spirale.

Tous ces phénomènes ont lieu avec élimination ou avec fixation d’eau: l’action de contact à donc été tantôt oxydante tantôt hydrolysante.

Enfin, il est utile d'observer que la présence de l’eau n’est pas un obstacle à l’action de contact.

Cette étude a permis de se rendre compte de la présence des acétals méthyléniques dans certains produits d’origine végétale dans lesquels notre procédé de recherche d'alcool méthylique avait révélé’ l'existence de cet alcool.

Elle explique la formation de l’aldéhyde éthylique

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