CH, CH, NO, +0 +H,0 = CH, C; H,OH+-NO,H
La formation de ces résines est-elle favorisée par la présence de l'acide sulfurique ou de l'acide acétique ? Pour éclaircir cette question nous avons procédé tout d’abord à une oxydation du p-nitrotoluène en solution dans l’acétone qui n’est que très faiblement attaquée par l'oxygène anodique.
15 gr. de p-nitrotoluène sont dissous dans un mélange de 80 gr. d’acétone, 7 gr. d'acide sulfurique conc. et 7 gr. d’eau. Solution cathodique : Acide sulfurique 2n. Anode de platine, cathode de plomb. Intensité — 0,5 amp. Densité anodique — 0,01 amp. par cm°. Quantité d'électricité — 1057 amp. min., soit le triple de la quantité théorique nécessaire pour l'oxydation en alcool p-nitrobenzylique. L’électrolyse se fait à la température ordinaire. L’acétone et le p-nitrotoluène non transformé (3 gr.) sont chassés à la vapeur d’eau. Le résidu de la distillation est filtré à à chaud sur un double filtre pour séparer les résines (2,5 gr.). La solution est épuisée à l’éther. L'alcool p-nitrobenzylique cristallise et après purification par dissolution dans l’eau chaude fond à 92°. Nous en avons obtenu 0,13 gr. Il n'a pas été trouvé de p-nitrobenzaldéhyde dans le distillat. La formation des résines n’est donc pas due à l'acide acétique. Par contre, nous voyons que l’acide acétique favorise le maintien de l'alcool p-nitrobenzylique, en faible partie, par la formation d’acétate de p-nitrobenzyle et d'éther de l'alcool p-nitrobenzylique. La grande quantité de goudrons obtenue dans cet essai est imputable aussi à la résistance plus faible de l’acétone à l'oxydation électrochimique.
Ce sont donc les dissolvants non aqueux qui favorisent la formation ou qui permettent le maintien des résines à caractères phénoliques, tandis qu’en solution aqueuse les