‹ OzanamChapitre 100 sur 171 · Nous avons signalé plus haut l'intérêt de cette leçon · texte numérisé non relu

Nous avons signalé plus haut l'intérêt de cette leçon

par les noms à demi classiques de Paulin de Noie et de Prudence, elle n'en reçoit qu'un éclat éphémère; elle n'arrive à la liberté, à la verve, à l'inspiration, que le jour où elle rompt avec les formes anciennes, et retournant aux origines lointaines de toute poésie, renoue une intime alliance avec la musique, et redevient lyrique, populaire, chorale et liturgique. Ou bien quand il signale, dès les premiers siècles chrétiens, tous les aspects essentiels de l'historiographie médiévale, avec la sécheresse de ses chroniques, la naïveté poétique de ses légendes, avec son effort impuissant, mais original et vigoureux, pour créer une histoire universelle et une philosophie de l'histoire. S'il fallait choisir, la plus remarquable de ces leçons nous semblerait être la quinzième : Comment la langue latine devint chrétienne, où la science philologique, le sens littéraire et le sentiment chrétien s'unissent de manière si harmonieuse. Ozanamy fait ressortir avec raison le caractère propre des écrivains africains et l'influence qu'ils ont exercée sur la littérature et sur la langue. Il était réservé à M. Monceaux de l'étudier en détail dans son grand ouvrage sur Y Histoire littéraire de V Afrique chrétienne.

Après cette ample introduction, les Germains avant le christianisme auraient trouvé leur place naturelle. Puis la Civilisation chrétienne chez les Francs, ou, pour emprunter à l'auteur lui-même un titre qui répondrait peut-être mieux au contenu du livre, Y Entrée des barbares dans la société catholique ' ; car le sens historique d'Ozanam lui a fait reconnaître d'emblée que la grande œuvre de la christianisation de l'Occident ne peut guère se diviser. Elle est l'œuvre collective de tout le monde ; chaque peuple y a successivement travaillé ; chacun a donné et reçu tour à tour; l'unité de la civilisation chrétienne au moyen âge est une résultante. En quelques pages Ozanam a d'abord rappelé comment, dès avant les invasions, le christianisme avait déjà pris pied dans les provinces romaines de popu-

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