‹ OzanamChapitre 136 sur 171 · Huit, Ballanche, p · texte numérisé non relu

Huit, Ballanche, p

ment marquée dans les premiers écrits de notre apologiste que, pour comprendre les temps historiques, il faut remonter à la préhistoire et connaître les théogonies, les cosmogonies et les langues1 ; ainsi même cette conception que chaque époque de l'histoire a sa « formule générale ». Ballanche a prétendu donner celle du monde antique ; Ozanam voudra donner celle du moyen âge, tentative à laquelle Ballanche applaudira, car le moyen âge est, en quelque sorte, la préhistoire du inonde moderne2.

Peut-être même que, si la pensée maîtresse de Lamennais et des traditionalistes sur l'histoire des religions, — à savoir l'action persistante de la révélation primitive sur tous les systèmes religieux de l'humanité, — s'est imposée si fortement, au moins pendant quelques années, à Ozanam, c'est parce que Ballanche l'avait faite sienne3.

Après cela faut-il s'étonner que Frédéric Ozanam, au lendemain de la mort de Ballanche, ait rendu ce témoignage à celui qui avait été pour lui Y hiérophante initiateur : « Ballanche, destiné à s'élever à mesure que l'éloignement des temps détachera mieux sa noble figure, gardera donc la première place à côté de Chateaubriand dans ce groupe de serviteurs du christianisme qui soutiennent la croix plantée à l'entrée de notre époque. De ce nombre, nous en honorons deux, de Maistre et Bonald, quoique, en s'attachant à la tradition divine du passé, ils aient eu le tort de méconnaître les droits de l'avenir. Deux autres, Lamennais et Lamartine, nous ont donné celte

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