‹ OzanamChapitre 146 sur 171 · Dante et la philosophie catholique, p · texte numérisé non relu

Dante et la philosophie catholique, p

le problème de la destinée sociale de l'homme; à l'école purement philosophique, il oppose l'école historique ; il estime que c'est à l'histoire elle-même qu'il convient de demander la clef de l'histoire du genre humain et que par conséquent, le dernier mot est à la « philosophie de l'histoire1 ».

La philosophie de l'histoire! Et par là, voici qu'il se relie à la grande chaîne des apologistes chrétiens dont les premiers anneaux furent saint Augustin, dans les vingtdeux livres de la Cité de Dieu, et son disciple Paul Orose, dans ses Sept livres d'histoires contre les païens .

Chateaubriand dit de l'œuvre de Vico : « La Scienza nuova tire son unité de la religion, principe producteur et conservateur de la société. C'est une théologie sociale, une démonstration historique de la Providence, une histoire des décrets par lesquels, à l'insu des hommes, et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité du genre humain2. »

C'est aussi l'idée d'Ozanam qui d'ailleurs avait lu Vico3.

« Au milieu des passions et des doutes qui troublent notre siècle, — dira-t-il, à la première ligne du Discours préliminaire de Dante et la philosophie catholique, — le passé ne nous intéresse que par où il nous touche, c'est-àdire parce qui nous en est resté. Tout V intérêt de l'histoire littéraire est de chercher, parmi les monuments intellectuels de tous les siècles, le conseil de la Providence et la loi générale de l'esprit humain. »

Deux écrits de la jeunesse d'Ozanam manifestent très particulièrement cette tendance, et on les considère justement comme contenant en germe toute l'œuvre historique du futur professeur de Sorbonne : les Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon, de 1831, et l'article intitulé : Du progrès par le christianisme, de 1835.

L'occasion du premier de ces écrits, — la venue à Lyon

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