‹ OzanamChapitre 75 sur 171 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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l'historien 199

consolantes, où « toute la douceur et toute la sévérité du christianisme se sont réfugiées * », dont les unes ont joui d'une popularité universelle, tandis que d'autres « se liaient à l'histoire de chaque église, peut-être de chaque communauté puissante », et en portent comme la marque distinetive, il a su les caractériser d'un mot toujours heureux, et en tirer les traits communs qu'elle renferment et qui pour la plupart se rencontrent chez Dante 2.

« Les différences, dit-il, sont innombrables, mais déjà les ressemblances percent, et les traits principaux s'y fixent. L'enfer, le purgatoire et le ciel se succèdent dans le même ordre, et le paradis terrestre y a la même place. Le visionnaire est sous la conduite d'un guide surnaturel; les démons ne manquent pas de l'assaillir, les anges de le défendre. L'appareil des supplices n'a guère d'autres ressources que le fer, la glace et le feu. Les mêmes serpents courent dans les mêmes sables, dans les mêmes forêts épineuses. Le pont fatal est rarement oublié3. Du fond du puits de l'abîme, Satan s'élève comme un géant, et les réprouvés se débattent sous ses mâchoires. Le voyageur ne passe pas impunément au milieu de tant de flammes ; elles l'atteignent, mais elles le purifient. Gomment ne reconnaîtra-t-il pas dans les peines, dans les expiations ou dans la gloire, ceux qu'il craignit sur la terre ou qu'il aima? Gomment ne pas rencontrer des ombres illustres à ce rendez-vous du genre humain? Gomment ne pas juger son temps, quand il dispose de l'éternité? Et parce que l'économie divine ne souffre rien d'inutile, la vision veut être manifestée ; et c'est au milieu des splendeurs du paradis que le spectateur ébloui reçoit l'ordre de publier ce qu'il a vu, et de ne craindre ni la haine ni le mépris des hommes. »

t. Ibld., p. 485.

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