canticidi San Francesco
3. Ce « n'est qu'un cri, dit fort bien Ozanam, où les délicats auront quelque peine à reconnaître les conditions régulières d'une composition lyrique *. Le» Poètes franciscains, p. 86.
entre elles, il suppose arbitrairement que Jacopone y paraphrase «une pensée simple et grande qu'il empruntait à quelque vieux cantique de saint François », et prétend même retrouver et isoler le thème primitif1. Au contraire il laisse à saint François YInfoco Amor mi mise, dont l'attestation est cependant toute semblable; erreur de critique qui aboutit à une erreur psychologique, car même avec Thypothèse trop commode d'un « disciple chargé de retoucher l'improvisation du maître 2 » , c'est une fausse note d'attribuer un poème tant soit peu savant à celui qui a voulu être un pauvre dans tous les sens du mot, d'esprit comme d'argent3.
A ces objections, Ozanam a répondu d'avance : « Ce petit livre n'est pas un livre de science4. » Assertion trop modeste, on l'a vu, et qu'il faut se garder de prendre à la lettre; tout en reconnaissant que le « petit livre » est avant tout une dernière fleur de poésie franciscaine, et un hommage déposé sur la tombe du grand apôtre de la pauvreté par un des plus sincères amis qu'aient eu les pauvres.
Au moment où paraissaient dans le Correspondant les premiers chapitres des Poètes franciscains, il y avait longtemps qu'Ozanam était plongé, tout entier, aurait-on pu croire, dans l'histoire et la littérature des peuples germaniques. Son travail sur V Etablissement du christianisme en Allemagne'0 est comme l'ébauche de deux volumes beaucoup plus travaillés, beaucoup plus mûris, qui parurent en 1847 et 1849 : Les Germains avant le christianisme
\.lbid., p. 90.