RENTRÉE EN FRANCE. - DERNIÈRES ANNÉES
Proudhon a laissé à Bruxelles une dette d'un franc, qu'il prie Delhasse d'acquitter. Il a fait paraître une nouvelle brochure sur l'unité de l'Italie, et lui prépare une suite. Bientôt, nous serons débarrassés de cette sotte intrigue italienne; sur quoi, « nous recommençons tout à nouveau avec le Droit et la Science », malgré le Siècle, la Presse et d'autres, dût notre pensée coïncider avec celle de l'Empire et de l'Épiscopat.
Le fond et la fin de sa pensée présente, c'est l'idée fédérative, née en lui à l'occasion de la guerre d'Italie, qui, cette fois, l'inspire plus heureusement que dans La Guerre et la Paix.
Le livre Du principe federatif et de la nécessité de reconstituer le parti de la Révolution parut en février 1863. Proudhon, à juste titre, était médiocrement satisfait de la forme qu'il avait donnée à cet ouvrage, trop retouché, mal bâti de pièces et de morceaux; mais il le jugeait irréfutable, quant au fond, et il l'a déclaré capable de faire une révolution dans les esprits. Capable, c'était trop dire ; mais digne eût été juste.