‹ P. J. ProudhonChapitre 12 sur 95 · GERMES DE LA FAMEUSE THÉORIE · texte numérisé non relu

GERMES DE LA FAMEUSE THÉORIE

Ainsi nous tenons la filiation : clans son prochain mémoire sur la Propriété, il ne fera que dégager le précepte du Décalogue, reprendre, comme il l’entend, la pensée de Moïse et la traduire en maxime. Il parle ici de la propriété comme étant « le dernier des faux dieux. »

On remarquera sur la fin du Discours le portrait idéal du réformateur, du démagogue , conducteur ou précepteur du peuple : c’est son propre rôle qu’il se trace à l’avance et qu’il élève à la hauteur d’une mission. Je crois aussi reconnaître à plus d’un endroit, dans la forme et dans le ton, comme un écho des Paroles d'un croyant , mais un écho qui certes n’affaiblit rien et qui a ses éclats imprévus et son tonnerre. En un mot, dans cet écrit, le premier de lui qui compte véritablement dans son œuvre, on retrouve le résidu de ses premières études, et en même temps on voit un esprit qui a hâte de se débrouiller : le lion s’y montre, déjà plus qu’à demi sorti du limon.

Nous donnerons par lui, selon notre usage, l’état de son moral à ce moment, et nous entrerons dans le secret de ses pensées, de ses jugements sur ses juges, de son redoublement de confiance en raison même de ce succès disputé. Il écrivait de Besançon, le 9 septembre 1839, à son ami Ackermann, qui venait, lui aussi, de remporter une médaille académique sur un autre sujet (1 ’ Éloge de D’Olivet ) :

« Ce qui me concerne exigera un peu plus de détails.

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