‹ P.-J. Proudhon et la PropriétéChapitre 12 sur 43 · CR À · texte numérisé non relu

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coleou de culture par le gouvernement se produisait jamais d’une manière sérieuse dans la Révolution, asupposer que le gouvernement subsistât dans une révolution dirigée principalement contre lui, lecas d’insurrection serait posé au paysan. Il y aurait pour lui, de la part de ceux-là mêmes qui se diraient socialistes, menace de tyrannie.

« Le second système semble plus libéral : il laisse le cultivateurmaitre dans son exploitation, ne le soumet à aucun conseil, ne lui impose aucun règlement. En comparaison du sort actuel des fermiers, il estprobable qu'avec la longueur des baux et la modération des fermages l'établissement de cesystème nerencontrerait pas d'opposition dans les campagnes. J'avoue, pour mon compte, que Je me suis longtemps arrété à cette idée qui fait une certaine part à la liberté, et à laquelle je ne trouvais à reprocher aucune irréqularité de droit.

« Toutefois elle ne m’a jamais complètement satisfait. J'y trouve toujours un caractère d’aulocralie qouvernementale qui me déplait; j y vois une barrière à la liberté des transactions et des héritages (1); la libre. disposition du sol enlevée à celui qui le cultive, et cette souveraineté précieuse, ce domaine éminent, comme

(1) V. plus loin page 175 et suiv., l'importance que prit de plus, en plus pour Proudhon cette « liberté/des transactions et des héritages », et le rapport de cette question avec celle du crédit. Il ÿ a là une raison économique de l’évolution des idées de Proudhon, sur laquelle nous insisterons plus loin, mais qu'il faut dès à présent indiquer.

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