LA CRITIQUE DE LA PROPRIÉTÉ
Propriété et inégalité.
Critique des arguments présentés en faveur de la propriété. — L'occupation ne fonde pas la propriété ; elle donne à tous les homes un droit égal de possession. — La propriété est-elle fondée sur le travail? — Prouihon et les économistes classiques ; le droit au produit intégral du travail et la solidarité sociale ; le travail ne donne aucun droit sur la matière ; il conduit à l'égalité des possessions. — Argumentations tondées sur le droit naturel, le consentement universel, la loi, la liberté. — La propriété équilibrée par le droit,
Critique des abus de la propriété : le droit d’aubaine, le fermage. — Accaparement et morcellement.
La propriété paysanne.
La critique de la propriété, telle qu’elle est présentée dans les premiers Mémoires, est tout entière dominée par l’idée d'égalité. L'égalité n’est pas seulement,
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à cette date, la passion suprême de Proudhon (1). C'est l'idée d'égalité que l'application méthodique de la dialectique des identités (2) lui révèle comme le fond commun ou la conclusion nécessaire de tous les raisonnements, quels qu'ils soient, qu'ont imaginés les juristes, les économistes ou les philosophes pour défendre la propriété (3). L'égalité est historiquement à l’origine de l'institution de la propriété ; c'est elle qui dirigeait confusément dans les premiers âges la raison instinctive et spontanée du genre humain (4), comme elle inspire, à leur insu, la pensée académique des doctes (5). Mais c’est aussi l'égalité qui condamne la propriété. C'est parce que, par la fatalité de sa nature, la pro- . priété engendre nécessairement l'inégalité que Proudhon la déclare « impossible » qu’il y voit une pure « négation, un mensonge, un rien (6) ». Et c’est encore parce qu’elle est inégalité, privilège, oppression, qu’à toutes les époques, chez tous les peuples, la’ propriété a été la cause et « le principe générateur de toutes les
(4) V. notre étude sur les tendances maîtresses de Proudhon Revue Socialiste de février 4909.
(2) V. Introduction, pages 12 et suiv.
(3) V. Corr., I, 179. « Je prouve que toutes les théories imaginées par les philosophes, les légistes, etc, supposent implicitement l'égalité. »
(4) Premier Mémoire, I, 64, 65.
G) Corr., I, 179. « L'égalité est la loi nécessaire. à laquelle tous obéissent à leur insu, même lorsqu'ils s’en écartent, dans toutes les doctrines sur la propriété. »
(6) Premier Mémoire, pages 174-175.
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révolutions (4) ». Enfin, c’est à constituer, en dehors de toute communauté un régime permanent d'égalité que tend, en 1840, la théorie de la possession (2), comme y tendront encore, en 1862, les garanties dont Proudhon s'’efforcera d’entourer la propriété réhabilitée.
Gravitant autour de cette idée centrale, l’argumentation de Proudhon se présente sous deux aspects différents : d’une part c’est une critique très serrée des diverses raisons alléguées en faveur de la propriété; et cette critique est d’une vigueur que les juges les moins indulgents (3) reconnaissent et dont ils n’ont pas toujours triomphé eux-mêmes aussi aisément qu'ils paraissent
(1) Premier Mémoire, page 195. « Sans doute, ajoute Proudhon, le progrès de l’humanité a d’autres éléments, mais dans la multitude des causes secrètes qui agitent les peuples, il n’en est pas de plus puissantes, de plus régulières, de moins méconnaissables que les explosions périodiques du prolétariat contre la propriété. » C'est en s’appuyant sur des passages de ce genre qu'on a pu voir en Proudhon un précurseur du matérialisme historique. Nous examinerons cette question plus tard. Mais dès le Premier Mémoire comme dans les Contradictions économiques, comme enfin dans le grand traité De la Justice, c'est la « Justice s’objectivant » dans la matérialité des faits économiques, c’est une idée morale s'exprimant, se réalisant dans les choses, qui, suivant lui, domine et explique le devenir historique. Il y a là beaucoup plus d’hégelianisme que de matérialisme (v. Premier Mémoire, page 34).
(2) Cf. Premier Mémoire, préface de la 2e édition, I, 10 : « Trouver un système d'égalité absolue, dans lequel toutes les institutions actuelles, moins la propriété ou la somme des abus de la propriété, non seulement puissent trouver place, mais soient ellesmêmes des moyens d'égalité. » :
(3) V. Desjardins, Il, 102.
s’en flatter ; et d'autre part, Proudhon, approfondissant par une étude directe la nature de la propriété, démontre toutes les impossibilités, tous les abus, toutes les conséquences désastreuses auxquelles cette institution de misère, de spoliation et d’esclavage aboutit. Nous examinerons successivement ces deux points.
Les raisons alléguées en faveur de la propriété sont diverses. Mais aucune ne résiste à l'examen, les plus solides justifiant bien une certaine forme de possession, non la propriété.
La plus ancienne en date, la plus familière aux juristes, hommes de tradition, qui prennent pour point de départ de leurs études les institutions établies et les « droits acquis », est celle qui voit dans l’occupation à la fois l’origine de la propriété et son légitime fondement. Cette idée jouait un rôle considérable en droit romain. Elle n’a pas entièrement disparu de notre code civil. Et l’importante théorie de l’usucapion n’en est en somme que le principal corrollaire.
Quemadmodum theatrum cum commune sit, écrit Cicéron, comparant la terre à un vaste théâtre, reciè tamen dici potest ejus esse eum locum quem
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quisque occupdrit (1). Et le philosophe écossais Reid, commentant l'écrivain latin : « La terre est un vaste théâtre que le Tout-puissant a disposé avec une sagesse et une bonté infinie pour les plaisirs ou les travaux de l'humanité tout entière. Chacun a le droit de s’y placer comme spectateur et d’y remplir son rôle comme acteur, sans troubler les autres (2) »; voilà toute la théorie; la terre n’est à personne, à chacun d'en prendre la part nécessaire à sa nourriture et à son habitacle : quod enim nullius est, id ratione naturali occupanti conceditur (3) ». Or, cette comparaison est loin de déplaire à Proudhon. Mais ce sont les conséquences qu’il conteste. Soit, la terre appartient primitivement à tous les hommes (4); chacun a le droit de s’y établir, et même cet établissement, avec des ga-
(1) Premier Mémoire, p. 46, Proudhon ajoute : « Ce passage est tout ce que l’antiquité nous a laissé de plus philosophique sur l’origine de la propriété » (Zbidem).
(2) Tbidem, p. 48.
(3) Digeste., de acquir. rerum dominio, 4, I.
(4) Il y aurait beaucoup à dire sur la théorie de l'occupation comme explication de l’origine historique de la propriété. Comme l'a montré avec force Sumner Maine dans son étude sur les Villages Communities : « C’est la propriété collective, non la propriété individuelle, qui est la véritable institution primitive. » (Proudhon le déclare lui aussi ailleurs. V. plus haut page 35); et l’idée que l’occupation .« donne un titre à la propriété des objets qui n’appartiennent à personne est très probablement la conséquence d’une jurisprudence raffinée et d’un état de droit avancé ». Mais ce problème historique n’a qu’une importance secondaire pour l'argumentation de Proudhon qui porte ici sur le droit plus que sur le fait. Ù
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ranties sérieuses de durée, d’hérédité, est la condition de toute richesse agraire, de toute culture attentive et féconde. Proudhon ira dans ce sens aussi loin qu'on voudra. Ceux-là l’ont bien mal lu, qui lui objectent la mauvaise exploitation, la pauvreté des mars russes, ou qui font appel à l’histoire des Fuégiens, des Peaux- Rouges ou des Hindous, pour lui démontrer que partout « l’effort du cultivateur tend à s’émanciper de la propriété indivise (1) » et que les progrès de la civilisation sont en raison directe des atteintes portées au communisme primitif. Cet adversaire acharné de la communauté n’a nullement besoin qu'on lui dise les avantages de la « possession individuelle » ; mais la possession n’est pas la propriété. « Le théâtre, dit Cicéron, est commun à tous ; et cependant la place que chacun y occupe est dite sienne c’est-à-dire évidemment qu’elle est une place possédée, non une place appropriée. Cette comparaison anéantit la propriété (2) ».. On ne comprendrait pas qu'un spectateur prétendit « occuper simultanément une place au parterre, une autre dans les loges, une troisième vers les combles (3). » Or,
(1) Desjardins, Loc. cit., t. II, p. 106.
(2) Premier Mémoire, I, 46.
(3) Zbidem, x. dans le même sens Eu. pe LaveLeye, De la Propriété et de ses formés primitives. Chapitre xxxvr, Théorie de la Propriété, quatrième édition, Paris 1891, notamment page 545. Tout ce chapitre de Taveleye révèle d’une manière manifeste l’in= fluence du Premier Mémoire de Proudhon. À vrai dire le nom de Proudhon, autorité compromettante, n’y est même pas prononcé.
telle est précisément l’outrecuidante prétention du propriétaire. Bien loin de borner son domaine au terrain qu'il peut réellement occuper, c’est-à-dire à celui qu'il féconde de son labeur et dont les produits suffisent à sa consommation, il veut l’étendre aussi loin que vont ses rêves d’ambition et sa cupidité, qui sont sans bornes! La propriété, mais c’est précisément ce droit éminent de l’homme sur la chose, indépendant de toute occupation comme de tout travail, à la perpétuité duquel suffit la volonté abstraite, l'intention, ou, comme disent les juristes, l’animus du propriétaire. Vous alléguez l'occupation, l’usucapion, lautorité traditionnelle de la jurisprudence et des codes; cette autorité n’est pas négligeable; elle exprime la pensée instinctive de lhumanité; mais il faut savoir l’interprêter. Si l'occupation prolongée donne des titres à la propriété, n’en doit-on pas conclure a contrario que la non-occupation en fait perdre ? admettez donc la revendication du fermier contre son propriétaire. L'occupation peut fonder dans une certaine mesure le droit de possession ; elle ne justifie pas le droit de propriété, elle le détruit (1).
Au reste, quelle que soit l'étendue du droit d’occupation, ce droit est égal pour tous. Le « Tout-Puissant »,
Mais Laveleye avait ailleurs rendu justice au grand polémiste et dit ce qu'il lui devait. Voir plus loin pages 190 et suiv.
(4) Premier Mémoire, I, 68. « Non seulement l’occupation con— duit à l'égalité, elle empéche la proprièté. »
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dont nous parle le philosophe écossais ne fait pas de préférences entre ses enfants. Comment donc le propriétaire prétend-il, retranché derrière l’absolutisme supposé de son droit, exclure à jamais les prolétaires d’un avantage qu'il doit au hasard d’une occupation antérieure dont le souvenir se perd dans la nuit des temps. « Sile droit de vivre est égal, le droit de travailler est égal et le droit d'occuper encore égal. Des insulaires pourraient-ils sans crime, sous prétexte de propriété, repousser avec des crocs de malheureux naufragés qui tenteraient d'aborder sur leur côte ? L'idée seule d’une pareille barbarie révolte l'imagination. Le propriétaire, comme un Robinson dans son île, écarte à coup de pique et de fusil le prolétaire que la vague de la civilisation submerge et qui cherche à se prendre aux rochers de la propriété (4). » Le droit du premier occupant, tel que l’invoque la propriété, droit exclusif, absolu, éternel, ne mérite pas le nom de droit. C’est la « religion de la /orce (2). » Alors, trève de dissertations et de discussions, cessons d’invoquer hypocritement la justice, de prostituer la philosophie. La guerre est déclarée : « Propriétaires, défendez-vous ! »
(4) Premier Mémoire, p. 49.
(2) Contr. Ec., II, 242 (æ. c., t. V). « Puisque la propriété se manifeste par l’occupation et l'exploitation, qu’elle a pour but de fortifier et d'agrandir le monopole par le domaine et l’hérédité, qu’au moyen de la rente elle recueille sans travail et par l’hypothèque compromet sans caution, qu’elle est réfractaire à la société,
que sa règle est le bon plaisir et qu’elle doit périr par la justice, la propriété est la religion de la Force. »
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Répliquera-t-on à cette argumentation passionnée, qu'il est arbitraire de considérer in abstracto le simple fait de l'occupation, que l'occupation ne va jamais sans effort, sans travail (1), et que, si la société garantit l'occupant contre toute atteinte portée à sa propriété, ce n’est point par je ne sais quelrespect mystique de sa simple intention de posséder, mais pour récompenser sa peine. Soit; on abandonne donc l’idée de l'occupation pour celle du travail. La propriété trouve-telle dans le travail une justification suffisante? très grosse question, question capitale dans la doctrine de Proudhon, problème central du socialisme. Il est nécessaire d'y insister.
Si la théorie qui fonde la propriété sur le droit d’occupation est la plus familière aux juristes, celle qui cherche à la justifier par le ravail est la conception préférée des économistes (2). N'est-ce pas au travail qu'avec Adam Smith ils attribuent la production de la richesse ? Et n'est-il par naturel que, par une consé-
(4) Desjardins, loc. cit., p. 117, t II. EN
(2) Cette théorie se trouve exposée pour la première fois d’ une, façon systématique par Locke. Du gouvernement civil, chapitre IX: Locke aboutissait à des conclusions égalitaires très voisines de celles de Proudhon. « Chacun doit posséder autant de bien qu’il lui en faut pour sa subsistance », écrit Locke. Dépasser cette mesure c’est prendre « ce qui appartient aux autres ». Voir E. de Laveleye, op. cit., p. 548 et Basch, Individualisme anarchiste, p. 264.
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quence nécessaire, ils lui en attribuent la propriété ? Ce sont donc les œuvres des économistes, celles d'Adam Smith surtout (1), qui serviront ici de base à l’argumentation de Proudhon. |
Proudhon les avait lues de près. Et même, si l’on s'efforce d'établir moins lesinfluences sentimentales — celles qui déterminèrent la direction de ses recherches — que les influences proprement intellectuelles, proprement doctrinales, qui lui fournirent les principes théoriques de ses déductions, c’est chez les économistes classiques qu’il faut les chercher plus que partout ailleurs, plus que chez les socialistes antérieurs ou comtemporains, plus même que chez Fourier, dont nous savons pourtantàquel pointil subit la forte empreinte (2). Lui-même a raconté, dans Justice (3), avec quel enthousiasme juvénile il se plongea, vers la fin de 1838, dans ces études nouvelles pour lui. « En feuillettant le catalogue de la bibliothèque de l’Institut, je tombaisur cettedivision : Economie politique. I] y avait juste quatre-vingts ansque Quesnay avait publié son Tableau sans que j'en eusseentendu parler. Qui sont ces genslà? me dis-je, et je me mis à les lire. « Alors, découverte pour lui « d’une importance capitale » il s’aperçut que, « dans la seconde moitié du xvm° siècle, une
(1) Toute la première moitié de l’Avertissement aux Propriétaires n’est qu’un commentaire d'Adam Smith.
(2) V. plus haut page 12 et la note 4.
(3) De la Justice dans la Révolution, etc. I, 292, oc. t. XXI.
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science avait été signalée et fondée en dehorsde toute tradition chrétienne et de toute suggestion religieuse, science qui avait pour objet de déterminer, indépendemment des coutumesétablies, deshypothèseslégales, des préjugés et routines régissant la matière, les lois de la production, de la nisrrigurion (1) et de la consommation des richesses. — C'était pardieu, mon affaire! » conclut-il avec un accent de satisfaction où se devine quelque menace.— Et il semble bien en vérité que Proudhon exagère un peu, qu’il cède — péché mignon des auteurs d’autobiographie — au désir de donner à son récit plus de piquant. Lui qui, depuis tantôt dix ans méditait, à travers les agitations de sa vie d’ouvrier etde petit patron, sur les injustices de la distribution des richesses et les méfaits du capital, il n'était pas sansavoir au moins « entendu parler » des économistes. Dés 1831, une feuille de son carnet oubliée sur sa « casse » de typographe portait ces mots significatifs : « capiraL Son rôle dans la production, revoir Malthus ; son dividende ? étudier etrefuter les formules dessectes, négatif (2).» Etnousdevinonssanspeinequeles « sectes » dont les « formules» nele satisfont pas sont les Saint- Simoniens et les Fouriéristes, ces derniers surtoutavec le dividende spécial qu'ils affectent au capital (3) ; mais
(1) C’est Proudhon qui souligne.
(2) Proudhon intime, par Auguste Javel, Revue Socialiste, mars 1905, t. I, p. 266.
(3) V. notre étude sur les tendances maîtresses de P.-J. Proudhon dans la Revue socialiste de février et mars 1909.
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nous savons aussi que le nom de Malthus devait lui servir à symboliser tout ce qu’il concevait d’égoïsme résigné, de férocité tranquille dans les doctrines des économistes, des « Malthusiens », de tous ceux qui jugent plus aisé, devant la pénurie des aliments, de supprimer les hommes que d’accroitre et de mieux répartirles produits. — Quoi qu’il en soit, si Proudhon a entendu parler des économistes longtemps avant 1838, (1) c’est bien à cette date, quand la pension Suart lui permit d'aller fouiller les bibliothèques de Paris (2) qu'il se mit vraiment à la lecture de leurs œuvres ; et, au contraire de Fourier, qui fut toujours plus soucieux de les critiquer que de les connaître (3), il les étudia avec soin. Presque tous les principes essentiels de ses théories économiques viennent de là. Ce n’est pas seulemént Malthus, dont les prédictions pessimistes hantent son imagination comme celle de tous les
(4) Au reste il avait lu chez Fourier lui-même plus d'une vive attaque contre les « novateurs économistes » en général et contre Malthus en particulier (v. H. Bourgin, p. 476-177 et aussi, du même auteur, Etude sur les sources de Fourier, pages 24 et 25).
(2) Cest le 23 août 1838 que Proudhon reçut la pension Suart, et c'est dans le courant de novembre’ qu’il se. rendit à Paris. Rappelons qu'avant d’entreprendre la critique de la Propriété, il allait écrire le Mémoire sur la Célébration du Dimanche où apparaissent davantage que ses nouvelles études d'économie politique ses lectures antérieures des livres saints Dans cet ouvrage cependant Proudhon déclare que « la propriété est le dernier des faux dieux » (H, 150) et nous avons vu qu’on y trouve äéjà la « série » qui le conduit à l’assimilation de la propriété et du vol
{v. plus haut p. 16).
(3) V. H. Bourgin, 1bidem.