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socialistes de ce temps (1), ou Ricardo, dont la théorie célèbre de la rente foncière inspire très directement sa propre conception de la propriété agraireetdel’impôt (2), c’est J.-B. Say, le grand vulgarisateur françaisde l’économie anglaise, — « le proto-parens de la secte » (3), l'appelle Proudhon, — auquelil empruntele théorème fondamental sur lequel repose sa conception de l'échange : les produits ne s’échangent que contre des produits, et cette autre proposition dont il déduit la suppression de l'intérêt du capital : Dans la société le produit ner est égal au produit sruT; c’est Rossi, dont une observation provoque sa réflexion sur les antagonismes de l’économie et de la Justice (4), de la « force des choses » et de la « raison des personnes »; c'est Sismondi, celui de tous les économistes auquel la critique socialiste devait emprunter le plus d'observations aiguës et de sombres déductions, et chez lequel Proudhon (5) trouvera l'exposé le plus saisissant des envahissements de la propriété, des abus du machinisme (6) et de la concurrence (7) et
(1) V. Eug. Fournière, Les théories socialistes de Babœuf à Proudhon, page 265.
(2) V. plus loin chapitre 1v.
(3) V. Premier Mémoire sur la Propriét:, I, 73.
(4) Cf. De la Justice, 1, 293, æ.c., t. XXI.
(5) Proudhon cite volontiers l’exemple donné par Sismondi des ruines causées en Italie par les envahissements de la grande propriété, v. plus loin p. 88 et 89, |
(6) V. Contr. Ec., I, 161, æ. c., t. IV.
(7) V. Ibidem, I, 192 et 193.