I. Letlreà Pillies (20 juillet iSôM
a. Lettre à Darimon (31 août 1809).
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ce point, il a déclaré fornielleinent que ce même décret ne reg-ardail pas les condamnés pour outiag-e à la morale : « Ces gens-là, remarque l'illustre publicisle, « joignent à l'insolence du pouvoir la lâcheté de l'hypo- « crisie * . » Il aurait pu sans doute prendre le chemin de fer dès le 18 août et tomber tout à coup à Paris : un procès s'introduisant sur la portée de l'amnistie, l'Empereur n'aurait probablement pas supporté le scandale d'un homme rentré sur la foi de sa parole et appréhendé par le rigorisme de ses interprètes. Mais il n'a pas voulu se poser en suppliant et tendre la main à l'Empereur 2. « Après tout, j'ai quatre ans à passer à l'étranger (( avant de rentrer en France ^: ne voilà -t il pas une (( grande affaire? Occupons-nous des choses sérieuses, « mes amis! N'était nia femme, pure Parisienne, à qui « l'exil ne va pas; n'étaient mes amis; n'était le vin de (( France qui coûte ici trop cher, je ne donnerais pas un (( denier pour vivre à Paris plutôt qu'à Bruxelles, à « Cologne, à Zurich, à Genève ou à Turin. Songeons à « faire une bonne rentrée dans la publicité parisienne, « oublions-nous nous-mêmes devant le public et ne son- « geons qu'à notre sainte et invincible cause '*. »
Proudhon croyait savoir que « Sa Majesté impériale « était personnellement opposée à sa rentrée ); (2 juin i85o\ On l'avait peut-être exactement renseigné. Mais Napoléon Ili n'avait pas, en général , de longues rancunes et ne résista pas aux instances du prince Napoléon. Il lui fit, par une décision spontanée (12 décembre), remise de sa peine. Ouelques jours plus tôt, l'exilé