‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 9 sur 169 · V. les lettres du 8 mai et du 30 juillet i8.')f · texte numérisé non relu

V. les lettres du 8 mai et du 30 juillet i8.')f

dans l'été de i858, il avait annoncé le plus hautement son projet de « continuer le grand combat à Tétrang-er», il ne dissimulait pas son intention de mettre à profit, le cas échéant, une amnistie « large et g-énércuse * ». Or, une amnistie succède à la paix de Villafrauca, et le A^orc^, journal bonapartiste, qui recevait ses instructions du ministère français, désig-ne nominativement Proudhon parmi les amnistiés. Celui-ci ne perd pas une heure, et tout est déjà réglé. Sa femme fera les préparatifs du départ ; puis elle ira^ dans la première quinzaine de septembre 1859, préparer le logement. Il restera pour terminer le déménag"emont, 1 emballag-e et ne sera de retour à Paris que dans cinq ou six semaines. Il désire reprendre possession de son ancien appartement, rue d'Enfer, et charge son ami M. Gouvernet de débattre avec le propriétaire les conditions du nouveau bail. Si l'ou ne peut s'arranger, il cherchera dans le quartier du faubourg Saint-Jacques un petit logement de 5oo francs (20 août). Le 28 août il annonce encore sa prochaine visite à MM. Garnier. Le 24, il est détrompé. Le décret ne concerne, eu effet, que les délits politiques et non les autres délits commis par la voie de la presse; or Proudhon a été frappé pour délit d'outrage à la morale publique et religieuse. Le prince Napoléon se prononce, sans doute, pour une interprétation extensive : il aurait dit : « Ceux qui prétendent que les condamnations pour « délits de presse ne sont pas comprises, toutes et sans « exception, dans le décret d'amnistie, sont des imbé- (( ciles », Voilà qui est parler! s'écrie Proudhon -. Mais tel n'est pas l'avis du ministre Delang-le : questionné sur

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