I. Confessions d'un révolutionnaire, p. igO
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forme, selon les besoins particullerset le g-énie de chaque peuple, sa constitution politique. Loin d'entraver !'(( org-anisation des forces économiques », elle peut la protéger et l'accélérer.
Le véritable anarchiste enveloppe toutes les formes de gouvernement dans une égale horreur. M. Elisée Reclus s'est repenti d'avoir, au début de sa vie, « croyant à la « vertu d'un mot », professé des opinions républicaines. Proudhon, qui n'aimait pas les républicains de février 1848, prenait un sing-ulier plaisir à les effaroucher par des propositions d'apparence contre-révolutionnaire , quoiqu'ultra-révolutionnalres : « J'avoue pour ma part, « leur disait-il *, qu'étant donnée l'hypothèse d'une cen- « tralisation où toutes les facultés sociales converg-ent « en un centre unique, initiateur et dominateur souve- (( rain, je préfère de beaucoup au g-ouvernement absolu « et irresponsable d'une Convention le g-ouvernement (( séparé et responsable d'une présidence contrôlée par « une assemblée et au g-ouvernement d'une présidence « élective celui d'une royauté constitutionnelle. » Il ajoutait en i852, afin de mieux se séparer des républicains classiques : « Il n'y a pas deux sortes de g'ouver- « nements, il n'y en a qu'une : c'est le gouvernement (( monarchique héréditaire, plus ou moins hiérarchisé, (( concentré, équilibré, suivant la loi de propriété d'une « part, et de la division du travail de l'autre. Ce qu'on « appelle ici aristocratie, là démocratie ou république, « n'est qu'une monarchie sans monarque; de môme « que l'ég'Iise d'Aug-sbourg-, l'église de Genève, l'église « anglicane, etc., sont des papautés sans papes "^. »