‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 116 sur 169 · I. Souveraineté da peuple et gouvernement, p · texte numérisé non relu

I. Souveraineté da peuple et gouvernement, p

PROUDHON ET L'ANARCHIE 21 o

blée nationale auraient été nommés, d'après une certaine proportion, par chaque catég-orie de producteurs et de fonctionnaires. C'est seulement, croyait-il, quand le mandataire du peuple sera l'expression du « travail organisé » que le peuple aura une véritable représentation. Most, en disciple fidèle, demandera dans sa Freiheit que « les liens sociaux soient maintenus « par des cong-rès réunissant de temps à autre les hom- « mes des diverses spécialités ».

Proudhon recommence avec une sing-ulière ardeur le procès du suffrage universel dans les Confessions d' an révolutionnaire. QaeX rapport entre le produit élastique d'un scrutin et la pensée populaire synthétique et indivisible? comment ce suffrag-c parviendrait-il à manifester la vraie pensée du peuple, quand le peuple est divisé par l'inég-alité des fortunes en classes subordonnées les unes aux autres, votant par servilitéou par haine; quand ce même peuple, tenu en laisse par le pouvoir, ne peut, malgré sa souveraineté, faire entendre sa pensée sur rien ; quand l'exercice de ses droits se borne à choisir tous les trois ou quatre ans ses chefs etses charlatans; quand sa raison, façonnéesurl'antag-onisme désintérêts, ne sait aller que d'une contradiction à une autre contradiction; quand sa bonne foi est à la merci d'une dépêche télég-raphique, d'unévénementimprévu, d'une question captieuse; quand, par la division des partis, il ne peut éviter un péril qu'en se précipitant dans un autre et qu'à peine de manquer à sa sûreté il est forcé de mentir à sa conscience * ? Il poursuit sa campagne offensive avec un surcroît de véhémence à la veille du 2 décembre : qu'est-ce donc que le nombre? que prouve -t-il?

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