‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 122 sur 169 · I. Les Confessions, etc., pp. 2iy et s · texte numérisé non relu

I. Les Confessions, etc., pp. 2iy et s

abdiquent la notion d'une patrie; Proudhon. avons-nous dit *, quelques traits qu'il ait décochés contre la France, n'appartient pas au clan des sans-patrie. Mais il n'eu est queplus inconséquent. Z,e5 7îa//ons, il l'a reconnu luimême, peuvent seules apprécier l'opportunité d'un désarmement g'énéral -, S'il en est ainsi, ne commençons point par désorg-aniser notre armée ; ne proposons pas, même sous prétexte de hâter la suppression des armées permanentes, d'introduire tout d'abord dans l'armée le principe électif qui, détruisant l'armée, détruit la patrie. Proudhon comprit, trois ans avant sa mort, quand il aborda certaines questions extérieures et fit une campagne contre l'unité de l'Italie, que le monde politique n'attacherait aucune importance à sa tentative s'il maintenait étroitement le programme révolutionnaire de 1848 ou s'attachait obstinément aux formules du Petit catéchisme. Il ébaucha dès cette époque (i^"" octobre 1862) une esquisse de l'idée fédérative. A ses yeux, le système unitaire ou des g'randes zones avait pour but de répartir l'Europe et par suite la plus grande partie du g'iobe en cinq ou six vastes foyers constitués eux-mêmes sur le principe de la subordination des provinces et des communes, « par conséquent sur l'absorption de toute « liberté comme de toute nationalité ». Il assig-nait au « système fédcratif '1 un but diamétralement opposé, celui-ci tendant à donner à chaque nationalité, province ou commune, la plus grande somme de vie, d'activité, d'indépendance, à chaque individu la plus grande liberté possible : « c'est le vrai principe de Sq, s'écriait-il, « la tendance républicaine de tous les siècles ». Il expliqua d'ailleurs à ses amis, sans le moindre embarras,

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