‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 150 sur 169 · Premier mémoire sur la propriélc, cliap. I · texte numérisé non relu

Premier mémoire sur la propriélc, cliap. I

dences : « En fait de religion très certainement il ne « s'imprimera jamais de moi une lig'ne qui ne tende, « de près ou de loin, à détruire le christianisme, tel que « l'ont fait les théolog-iens *. »

La politique issue du coup d'Etat, l'alliance momentanée du clerg-é catholique et du second Empire vinrent décupler cette haine. Il suffit de suivre, dans sa correspondance, le développement de sa pensée, sans l'affaiblir par un commentaire.

2/f janvier 1862. Eli quoi! ne voyez-vous pas que, pour terrasser l'Eglise, il fallait qu'elle se fût rendue complice, en France comme à Rome, du plus grand des attentats ? L'orgie est à son comble. — 3o juillet i852. Les jésuites sont les maîtres ; le clergé opprime, avance, met le pied sur la gorge de ses adversaires et se montre inexorable. Mon cher ami, il est des retours aux choses d'ici-bas ! Que la Rouge revienne et je ne garantis pas qu'en vingt-quatre heures tous nos prêtres ne soient rudement secoués. — 26 août i852. Gomme Louis-Napoléon, le parti prêtre est virtuellement mort aussi. On n'en veut pas, et avec la haine de leur influence croît le mépris de leur dogme. Je l'ai dit au père Weiss, je le répéterai : « Que les âmes dévotes « prennent leurs passe-ports d'avance parce qu'avant « dix ans peut-être il ne restera pas un seul prêtre pour « leur administrer les saintes huiles. » — Môme jour. La réaction contre les prêtres est déclarée dans toutes nos montagnes. On ne parle déjà plus que de chasser les prêtres et de supprimer les curés. — i^" janvier i853. Pi'oudhon annonce son projet de « faire grincer des dents « à toute la canaille jésuitique». — i3 janvier i853 .

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