I. V. les lettres du \?> mai et du i G juillet i
traiter avec un peu moins de malveillance les sectes chrétiennes dissidentes. Il a condensé lui-même toute sa pensée dans cette phrase : « Ce que je reproche à l'église « catholique ne lui est point particulier ; on le retrouve (( dans toutes les autres. » Dès i84i, dans le second mémoire sur la propriété *, c'est avec une évidente impartialité qu'il distribue ses coups entre les ariens, les semi-ariens, les manichéens, les g-nostiques, les adamites, les préadamites, les pélag-iens et les sociniens. Toutefois il daube avec une complaisance particulière les néO'C/irétiens, « ces imbéciles qui admirent le christia- « nisme parce qu'il a produit des cloches et des cathé- « drales : âmes lâches, cœurs corrompus, libertins par « les sens et par rintelliçence, admirant la religion (( comme ils aiment les femmes'^)). Dans la Création de rordre, il se prononce contre l'existence ultérieure d'une « relig-ion quelconque », mais en inflig-eant aux dissidents de la dernière heure, par exemple « à l'abbé Châ- « tel, antipape» la plus effroyable correction qu'ils aient jamais reçue ^ Ecrivant la préface des Confessions'^, il se plait à rappeler que l'humanité a été tour à tour fétichiste, idolâtre, chrétienne et bouddhiste, juive et mahométane, déiste et panthéiste, pour démontrer plus aisément qu'elle n'a jamais pu saisir l'objet de sa croyance 2. Dans la conclusion du même ouvrag-e, il raille les