‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 18 sur 169 · Les dix derniers du livre II · texte numérisé non relu

Les dix derniers du livre II

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Les autres droits ne seraient, à vrai dire, que des ramifications ou transformations de celui-là: « En sorte que, « bien loin que la force répug'ne par elle-même à la jus- « lice, il serait plus exact de dire que la justice n'est « elle-même que la dig-nité de la force. » Le droit de la guerre est au droit de la force ce que le code de procédure civile est au code civil ou le code d'instruction criminelle est au code pénal ; il est le code de procédure de la force, et c'est pourquoi la g-uerre doit être définie : « la revendication et la démonstration par les armes du « droit de la force ^. » Comme la g-uerre naît de la négation du droit de la force et a pour but d'en assurer l'exercice, l'objet du droit des gens est soit d'éviter la g-uôrre, soit de la réduire au strict nécessaire, soit d'en déterminer les effets en déterminant théoriquement, d'après le droit de la force, les oblig^ations des peuples les uns envers les autres et les conséquences de leurs luttes. Il faut encore signaler tout le quatrième livre 2, oi'i Proudhon développe, sous des formes diverses, la proposition suivante : les considérations de droit international sur lesquelles s'appuient presque exclusivement les déclarations de guerre se lient par les rapports les plus intimes aux considérations de l'ordre économique ; en sorte que, si les motifs politiques peuvent être regardés conmie la cause apparente de la guerre, les besoins économiques en sont la cause secrète et première. Quiconque a de quoi vivre, en général, s'occupe peu du voisin : il en est ainsi des peuples. La nationalité, hélas ! ne devient susceptible, l'esprit de guerre ne s'empare du prince et du peuple que lorsqu'il y a péril pour la sub-

1 . Il faut sui\Te le déveIoi)pement dj cette idée dans le cliapitre VIll du second livre, un des plus iniportanls de l'ouvrage.

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