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4S l'ROUDHON
discontinuer, du rhume, de l'asthme, du catarrhe et ne dort presque plus, où i\ s'avoue lui-même « la plupart « du temps incapable de lire, d'écrire et de penser », cherche à rentrer dans le journalisme : « J'ai reçu de « trois côtés au moins, écrit-il à Delhasse*^ des proposi- « tions flatteuses. Mais cette affaire est des plus déli— « cates : ce n'est pas le tout de me garder par moi-môme « de toute vénalité et chantag-e : il faut que je me méfie « encore de ceux que je hante et je ne vois guère moyeu « de faire une police sévère autour de moi qu'en deve- « nantie maître al)solu de l'affaire. » Le langage était sincère, cette probité n'était pas affectée. Proudhon, quoique très g"èné, quoique forcé d'emprunter bien malgré lui cinq cents francs à l'un, deux mille francs à l'autre ^, refusa de collaborer au Nain Jaune, qui lui offrait 7.200 francs par an ^. De temps à autre, il se rattachait à l'espoir de fonder une revue, qu'il avait caressé pendant toute sa vie *, « J'ai préparé sur des sujets de toute espèce, écrivait-il à Buzon le 27 octobre i863, plus de trente articles pour une revue; mais, celte revue n'exi-staut pas, tout reste au crochet, fruits flétris dans leur croissance ou tués dans leur g-erme. »
Cependant Proudhon, dès son retour, avait réuni dans une seule brochure, intitulée « la iédcratiou et l'unité « en Italie » : i'* ses articles du i3 juillet et du 7 septembre^ naguère insérés dans V Office de la publicité ; 2° un article de plus longue haleine, qu'il datait du i^r octobre i832 et playiitsous ce titre spécial: « la presse « belge et l'unité italienne. »
Cet homme ne ressemblait à aucun de ses conteinpo-