‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 30 sur 169 · I. Lettre du G février i8G · texte numérisé non relu

I. Lettre du G février i8G

Mais que penser de la troisième, sur « la presse unitaire », où l'auteur abandonne les faits commeles principes pour mettre en scène les journaux et les rédacteurs de journaux qui lui déplaisent? Chapitre ii : Le Siècle : hal' laci nations unitaires de M. Taxile Delord. — Chapitre III. L'Opinion nationale : politique à bascule de M. Guéroult. — Chapitre v. Le Temps, l'Indépendant (delà Charente-Inférieure), le Journal des Deux-Sèvres: servitude mentale de M. Nefftzer. — Chapitre vi. Le Progrès (de Lyon), Paralogisjnes catholico-Jacobiniques de M. Fréd. Morin, etc. Proudhon guettait, on le sait, l'heure de la veng-eance * et crut qu'elle avait sonné. Il fit, sans doute, entendre à ses ennemis un assez bon nombre de vérités désagréables. Cependant ses coups ne portèrent pas, et les gens qu'il voulait enterrer continuèrent à se bien porter. Le début du livre nuisit peut-être à l'épilogue et l'épilogue nuisit probablement au début.

Le célèbre discours d'Auxerre donna bientôt à Proudhon l'occasion de lancer un dernier manifeste contre la politique extérieure du second empire. J'achève, écrivait-il à Dentu le 12 novembre i863, un travail presque improvisé, à G2 ou 63 pages manuscrites d'étendue; il traite de la question du moment : si les traités de i8i5 ont cessé d'exister. « C'est, comme vous le voyez, « la fameuse phrase du discours impérial. J'ai voulu « donner une leçon de politique et d'histoire à notre (( excellent empereur, qui ne sait décidément plus ce (( qu'il dit. » La brochure parut dans la première semaine de décembre 2. Le succès en fut très vif. Quinze jours ne s'étaient pas écoulés qu'on la traduisait en alle-

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