‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 4 sur 169 · a/) juillcL i8r · texte numérisé non relu

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.'i. Sur l'appel du ministère public, la peine prononcée contre l'éditeur Garnier fut aggravée .

correctionnel. Proudhon, informé qu'il avait, à dater de la sig-nification'de l'arrêt, cinq jours pour faire opposition, cliarg-ea Crémieux de pressentir si le parquet ne consentirait pas à retarder cette sig-nification *. Le parquet fit la sourde oreille et signifia le plus tôt qu'il put. Crémieux reçut le mandat de former l'opposition, et le procureur général promit de ne réassigner l'opposant que pour le mois de novembre, après les vacances.

Cola me donnera, tout uniment, écrivait le publiciste à ses éditeurs -, prétexte et loisir de lancer un mémoire. Il expliquait, le surlendemain, tout son plan à Chaudey.a Oui, j'irai me présenter à la cour si le ministt tre de l'intérieur autorise l'entrée en France et la libre « circulation du mémoire, ij sino no, comme dit l'Es- « paqnol. Or j'ai pris mes mesures pour que cette in- « troduction et cette circulation no puissent avoir lieu « sans entraîner, au moins moralement et aux yeux du « public, l'acquittement de l'écrivain, la restitution du « livre au commerce, la débâcle de l'Église ; partant, « vous l'avez dit vous-même, une petiie révolution. Et « je me suis arrangé de telle sorte que, en repoussant « ce mémoire, on ne pût s'autoriser d'aucun motif que « du bon plaisir impérial et des nécessités do la polituiue «adoptée par Napoléon 111, en sorte que, grâce à mon « opposition, je les tiens acculés entre le despotisme « oriental et la révolution d'une part ; que, de l'autre, « on ne peut pas dire que j'ai fui le débat : c'est le pouce voir, au contraire, qui étouffe la discussion. »

Il est d'ailleurs, comme toujours, enchanté de son œuvre pleine do choses « très gentiment dites..., mais à « faire sauter le vieux palais de saint Louis comme un

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