août
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« volcan )).U se donnera de nouveaux compliments dans une lettre du i3 septembre : « Ah ! si M. Thiers avait fait mon livre » (la supposition est, à vrai dire, extravag-ante) ! « si c'était lui qu'on poursuivît ? Si mon mé- « moire portait sa signature ! L'effet serait pareil à celui « de cent bombes Orsini, je vous en réponds. Mais un « socialiste , La propriété, cest le vol'.... jamais! Je « suis bien vraiment le diable, comme disait Donoso « Cortôs, l'éternel, l'irréconciliable maudit ! »
Enfin le mémoire est imprimé, broché. Le 22 septembre i858, Proudhon expédie de Bruxelles k MM.Garnier, par la douane, un ballot de ving-t-cinq exemplaires avec une lettre à l'adresse de M. Delang-le, ministre de 1 mtérieur. Il ne lui laisse pas ig-norer qu'il compte sur l'introduction libre et la libre circulation de ce nouvel écrit, mais le prévient, comme pour l'exciter à quelque mesure de rig-ueur (à vrai dire, il savait très bien que sa brochure serait arrêtée à la frontière *), que cette liberté d'introduction et de publication emportera, sinon de droit, au moins de fait, le g-ain de son procès. Il termine en annonçant que, si l'administration refuse son laissezpasser, û se verra dans la nécessité de renoncer à la patrie : « Je n'ai jamais cherché le martyre : il me dé- « plaît, et je le jug-e surtout inutile. » On ne lui répondit pas, bien entendu. Il se mit à parcourir à pied^ pendant huit jours, le sac sur le dos, le paysmontag-neux de Liég:e.En entrant à Spa,le i-"- octobre^^il apprit enfin que,d'après certaines informations publiées danslesjournaux, son mémoire dhùl exclu de France.
Plein d'ardeur, il adresse à Beslay lettres sur lettres, instructions sur instructions. — 5 octobre. Il le charg-e