Ib.,ch. III
municipale, à ses yeux essentiellement « fédéraliste » et inconciliable avec le système unitaire, qui ne peut être accordée par le g-ouvernement impérial ni même réclamée par l'opposition *. Traitant du budg-et, il démontre qu'un impôt normal est incompatible avec la politique suivie par l'opposition et par le gouvernement : pour subvenir aux dépenses excessives nées d'une centralisation expansive, l'Etat est contraint de charger de plus en plus les contribuables : par la disproportion croissante entre la production nationale et les dépenses publiques, la banqueroute est inévitable-. L'Etat unitaire s'accommode d'autant moins de la liberté de la presse, du droit de réunion et d'association qu'on lui a donné plus de grandeur, que ses attributions sont plus multipliées, que sa puissance est plus envahissante et plus universelle. La presse est de son côté, sauf de rares exceptions, « de mauvaise foi, injurieuse, vénale, pleine de parlia- (( lité et de calomnie, sans principes, sans garanties. « d'autant plus ardente à poursuivre le gouvernement (f que, môme en ayant tort, elle 3' trouve profit et popu- « larité ^ ». Il ne reste à déterminer que les conditions de l'enseignement démocratique mutuelliste. En principe, tout chef de familk' doit être en mesure de pourvoir, par l'échange de ses services ou produits, aux premiers frais de l'éducation de ses enfants depuis le jour de leur naissance jusqu'à l'âge de sept ou huit ans : de sept à dix-huit ans, l'éducation et l'instruction de la jeunesse seront continuées soit par les parents eux-mêmes à
;. Ib , ch. IV.