‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 88 sur 169 · TROISIEME THEORIE DE LA PROPRIETE · texte numérisé non relu

TROISIEME THEORIE DE LA PROPRIETE

Troisième théorie, exposée dans le traité « de la justice » (i858) et dans le mémoire sur 1' «Impôt » (1861). — Proudhon cesse d'attribuer de plein droit la propriété à l'exploitant et replace la propriété sous le régime de la liberté civile. — 11 conserve néanmoins un certain droit domanial à l'État sur la propriété privée. — • Réfutation. — Proudhon met en harmonie, en 1861, ses doctrines sur l'égalité des conditions et sa nouvelle conception de la propriété. — Il annonce, dans ses lettres de 1861 et de i863, un nouvel ouvrage dans lequel il complétera définitivement sa théorie de la propriété, et rassurera le monde après l'avoir effrayé. — Gomment il donne le coup de grâce au mémoire de i84o.

Proudhon offrit enfin au monde, sept ans plus tard, dans son g'rand traité « de la Justice dans la Révolution « et dans l'Eg-lise » *, une troisième théorie de la propriété. D'abord, afin de ne pas trop se contredire, il s'obstine à ne pas désavouer sa maxime a La propriété, c'est le vol », et nous rappelle que, même en i84o, il ne cherchait pas la destruction de. la propriété. Personne ne l'a cru; mais tout le monde s'est trompé. Ce qu'il demandait alors, ce qu'il persiste à demander en i858, c'est « une balance », une loi d'équilibre.

« Chose étrang-e, qu'après avoir fait quinze ans « durant la g-ueiTC à la propriété, je .sois peut-être des- (( tiné à la .sauver des mains inhabiles qui la défendent;

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