Ptirgdtoirc, chant VI, vers
3. V. Brognoligo. Montecchi e Cappelletti nellci Divina Coinmcdia . Bologne, 1895, cité dans l'édition de Dante parue à Milan, chez Hœpli, 1903.
ASPECT GENKKAr, un
Un peuL rattacher les grandes périodes de l'histoire de Vérone à d'autres noms connus de tous et plus historiques, Théodoric, les Scaligers, Paul Caliari dit Paul Véronèse, Napoléon Bonaparte, noms auxquels il convient d'ajouter pour la période intermédiaire entre les Scaligers et Paul Caliari, celui de l'architecte San Micheli, presque ignoré en France, mais qui est peut-être de tous les artistes véronais celui qui est resté le plus i)opulaire dans son pa}s natal.
Le nom de Caliari suffirait à lui seul à la gloire de la peinture véronaise. 3lais, si Vérone a donné naissance à un plus grand nombre de peintres renommés que Padoue, elle n'a pas joué dans l'histoire générale de la peinture un rôle aussi important. Son école, bien moins caractérisée, a eu une influence bien moins étendue, liien moins profonde et ses maîtres se sont souvent rattachés à l'école padouane avant de se fondre dans 'l'école vénitienne. En revanche, Padoue ne peut présenter aucun nom d'architectes comparables à ce San Micheli ou Sammicheli que nous citions tout à l'heure et à son prédécesseur Fra tiiocondo. Fra Giocondo (1435- 1520) et San31icheli (1484-1554) disent suffisamment la part originale qui, en dehors de l'éclat des œuvres de peintures, revient à Vérone dans le mouvement de la Renaissance : Fra Giocondo dont son compatriote plus jeune, Jules-César Scaliger, le célèbre humaniste, disait : « Vénérable vieillard à qui je dois l'instruction de ma jeunesse, mathématicien profond, physicien savant, prince des architectes, modèle unique et de sainteté et de tout genre d'érudition, bibliothèque antique et moderne' » : San ^licheli auquel ses concitoyens ont élevé une statue avec ces mots : Grande iiflld arcliitcttiird civile et rcligiosa, tnassiino nclla iiiilitarc - .
On s'explique que les architectes véronais se soient facilement inspirés des formes gréco-romaines. Car, soit par suite du rôle historique qu'elle a joué dune façon suivie depuis la chute de l'Empire, soit par la chance qu'elle a eu d'échapper, plus que d'autres villes voisines aux destructions, Vérone avait conservé de plus importants débris des temps antic^ues.
1. Fra Giocondo reçut des témoignages d'une admiration non moins complète de Budée, Manuce, Ange Politien, etc.
2. Cette statue, œuvre de Troiani, s'élève au coin de la via S. Antonio, sur le cours Victor-Emmanuel .
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Les Arènes