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de vue, les criti.iues vent ses cxpressiim-i
sincères, qu'on n'en
Vier^'C, le Iront plis;
cfFort suprême. J.a/are roulé dans ses bandeleiles, fixé comme
dans sajfaine. duboutet les yeux vivants, est uneapparilion tout
nodernes ont-ils su rendre justice à ce talent. " Soua dit Taine, sont des cris du <(i'ur si spontanés, si •trouvera pas de si vrais : Au pied dr la croix, la ■ et pâle, s'éviinouit et pourtant rt'ste d<;l>out par un e momie ivante. •■
Dans l'apparilio
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loin derrière lui non seulement ses prédécesseurs, mais encore ses successeurs. Quel élan d'amour et de joie, chez la pécheresse se précipitant vers le Sauveur! •• .Muntz sera d'accord avec Rio, dont il est loin de partager la doctrine, lorsque l'auteur de l'Ari riircliiii affirme que : it Jamais on ne vit harmonie plus saisissante entre le jfesteetle rej^ard. » Que de trouvailles et que de remarques on ferait encore avec Buckhardt. Le deuil profond et replié sur lui-même, c'est Joachim chez les ber^jers ; il marche vers eux comme dans un rêve. L'accueil affectueux c'est le retour de Joachim chez Anne qui lui prend la tête dans les deux mains et lui donne un baiser, L' in terrerai ion et la réponse muette, c'est le merveilleux jrroupe de la Visitation, La mission secrète, c'est l'entrevue de Judas avec le prêtre
dont les deux mains semblent parler. La raillerie, c'est le groupe du Christ insulté où il faut remarquer surtout l'hypocrite qui s'approche la tête baissée. La scène des soldats tirant au sort la robe du Christ à droite de la croix dans le crucifiement est un véritable dialogue par gestes. Les sujets calmes lui conviennent aussi bien que les scènes passionnées, comme il le montre dans Jésus sur son trône, entouré d'anges au-dessus de l'arcade du chœur. C'est ainsi que les sentiments les plus élevés de la vie mystique et les sentiments intimes de la vie journalière entraient également dans le domaine de l'art.
Giotto renonce au fond d'or et place ses sujets en plein ciel, en plein air, dans la nature. Mais la nature extérieure n'est pour lui qu'un cadre dont il réduit l'importance au strict nécessaire et il préférera souvent les fonds d'architecture au paysage. On dirait qu'ayant tant de choses à faire exprimer à l'homme il veuille lui laisser la plus grande place possible et concentrer sur lui tout l'intérêt'. Il donna même une preuve du rare bon sens qui réglait son génie en ne tombant pas, malgré ce sentiment, dans la confusion et la complication, qu'on remarquera chez bon nombre de ses imitateurs. C'est que Giotto, quelque souci qu'il ait de l'expression des figures, est également préoccupé de la composition : il veut qu'elle soit significative aussi bien que l'individu lui-même et, lorsqu'on pense qu'il avait là encore tout à créer, on se demande si ce n'est pas ce talent de composition qu'on doit le plus admirer en lui. Ce talent, il ne le montra jamais avec plus d'ampleur, de variété et de clarté que dans ses peintures de Padoue. Il est certain qu'il y a ordonné avec tant de justesse et de puissance les grandes scènes de l'Lvangile que cette ordonnance s'est imposée, consciemment ou non, aux peintres qui ont suivi.
Giotto, quoique fils d'un pauvre paysan, était dev^enu non seulement un grand artiste, mais un lettré et même un philosophe. Il montre cette tendance de son esprit dans ses représentations des vertus et des vices. Au xiir siècle l'allégorie et le symbole étaient partout. Notre Roman de la Rose avait donné une forme encore plus précise à ce goût qui était devenu une mode et Dante certainement avait subi l'influence de Guillaume de Lorris, sinon de son continuateur Jean de Meung. Or on sait que Giotto était en relation suivie avec Dante qui l'a magnifiquement célébré dans son grand poème et dont lui-même a fait le portrait. Justement Dante exilé avait précédé Giotto à Padoue où il se trouvait dès 1302. Il est donc infiniment probable, pour ne pas dire certain, que le poète, en
I. C'était aussi la pensée de cet autre grand Florentin, de Michel- An^«'. qui, plus exclusif encore, ne voulut voir que Thomme dans la nature.