I.A PEIXTUKi: A PADOUE, SIC
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périt tragique m f m en pleine jeune^se : on le trouva un matin assassiné dans la rue. Cet événement n'éU)nna personne C'était un hretteur décidé et on lui savait beaucoup ti'ennemis '.
Les peintures de Pizzolo, ainsi que celles dont il nous reste à parler, sont d'un style analogue qui manifeste l'autorité admise par tous du
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Squareionc. On >U]>]K>se (]ue Marco /oppo a jx'iiU Siiiiil Jticqiits glli'rïssatil IfS rxtropirs i*t Snïnt Jnit/ius dfvtinl le roi. On sait que Bono de Ferrare a représenté Suint C/irisli>phf fl i' Hnfiinl Jisiis. Ansuino il;i Forli la l'rcdicalioii dv .suint Chrisloft/tr Mais n'y eût-il aucuni' tra dition sur ce point la supériorité distingue facilement, nialifré ces rivalités redoutable», ce qui apjianient à Mantcgna.
Mantegna commence ces peintures en 1453 à l'âge de vingt-deux ans et les poursuivra jusqu'en 1459. Son talent est dans toute sa puissance. Ce n'est pas seulement Paolo Ucello,etDonatello, c'est aussi FilippoLippi, Jacopo Bellini, qui, passant à Padoue pendant sa jeunesse, ont apporté à ce talent si fort, mais qui risquait de rester exclusif, des éléments nouveaux. Ces nouveautés, ces impressions variées sont si bien assimilées par lui qu'il étend son domaine, en surface, sans le diminuer en profondeur, et sans que son originalité y perde ; au contraire.
M. Lafenestre a porté ^ sur la chapelle des Eremitani un jugement qui nous paraît définitif et que nous résumons ici : « Mantegna avait donc trouvé chez les grands artistes que nous venons de nommer des exemples et des conseils qui avaient achevé de lui ouvrir l'esprit et qui, sans affaiblir en lui la passion de toute l'école pour les études précises, lui donnèrent un goût plus décidé pour les compositions dramatiques et d'autre part un sentiment plus libre du style vivant. Lorsque le Squarcione vit les épisodes de la vie de saint Jacques peints par lui, Saint Jacques baptisant HcrnioghiCj Saint Jacques devant Hérode^ Saint Jacques marchant au supplice, la Décollation de saint Jacques, il déclara tout haut que c'étaient de mauvaises peintures, parce qu'elles imitaient trop les marbres antiques. Le reproche peut sembler étrange dans la bouche de Squarcione. Sans doute, dans ces peintures d'aspect si rude mais si magnifiquement encadrées, le jeune homme avait avec quelques excès d'audace employé toute sa science de perspectiviste, d'archéologue, de dessinateur, de compositeur. Pour la première fois on voyait agir dans des milieux d'architecture et de paysage merveilleusement adaptés des figures expressives d'une conception si juste et d'une exécution si nette qu'elles pouvaient en effet occuper une place définitive dans l'imagination humaine comme les plus belles statues antiques. Les vieillards en costume oriental, les enfants suspendant leurs jeux qui assistent au baptême, les soldats romains qui repoussent la foule, ceux qui entourent le tribunal d'Hérode, sans parler des acteurs principaux joignent à la précision de leurs attitudes sculpturales un aspect énergique de réalité qui les met hors de pair. »
Cependant Mantegna, sans se demander si ce n'était pas la jalousie qui avait dicté la critique du Squarcione, crut devoir en tenir compte dans son Martyre et ses Funérailles de saint Christophe, Suivant l'habitude des autres peintres de son temps, il sacrifie cette couleur locale qu'il