‹ Paganisme des hébreuxChapitre 106 sur 137 · Deutéronome, XVII, 9, 18 ; XXI, 5 ; XXIV, 8, etc · texte numérisé non relu

Deutéronome, XVII, 9, 18 ; XXI, 5 ; XXIV, 8, etc

nue au temps de Josias, est l'œuvre du Gode sinaïtique ; elle date de Fan 442;

2® Que la dénomination de < prêtres lé vi tiques », inconnue des prophètes antérieurs à Jérémie, doit appartenir à une époque peu éloignée du règne de Josias; peut-être le germe en a-t-il été jeté sous le règne d'Ézéchias, mais Téclosion historique date de Jérémie et du Deutéronome;

3* Que la composition de l'appendice des Juges étant voisine du règne de Josias, cette chronologie explique suffisamment la mention du lévite de Mikah et celle du lévite d'Éphraïm. Du reste, l'expression de lévite, dans l'appendice des Jtcges^ est employée pour désigner exclusivement une fonction, et non pas la filiation de Lévi. Le lévite de Mikah est, en efîet, de la tribu de indsi (Jttges, XVII, 7). Quant à l'autre lévite, le texte se contente de dire qu'il habitait dans l'intérieur des montagnes d'Éphraïm.

Il» — JÉROBOAM ET ROBOAM

L'autorité déjà si restreinte qu'avaient les prêtres au temps de la splendeur de Salomon diminua encore lorsqu'au déclin de sa vie, ce sultan, amolli par les voluptés du harem, s'adonna au culte des divinités sémitiques (3 jRow, XI, 3-8); ce fut l'abandon de la politique religieuse qu'il avait semblé suivre dans les premières années de son règne. Lorsqu'il mourut, il laissa le pays ruiné par son goût pour les constructions, par le luxe de sa maison et par ses folles prodi-

AVANT LA CAPTIVITÉ DE BABYLOxNE 3j1

galités. Ce règne, aux dehors si brillants, fut, en réalité, désastreux. A peine Salomon fut-il descendu dans la tombe que les États Généraux de l'Empire se réunirent à Sichem. Résolue à secouer le joug que David' et Salomon avaient fait peser sur les tribus autres que celle de Juda, l'Assemblée nationale hésita toutefois à briser l'unité de l'Empire, œuvre du roi David. Avant de revenir à l'ancien système fédéral, elle fit une tentative auprès de Roboam, fils et successeur de Salomon. Une charte de garanties constitutionnelles lui fut proposée comme condition sine quel non de sa reconnaissance en qualité de | roi. Mal conseillé, Roboam répondit par un refus. Alors dix tribus firent sécession; elles prirent pour roi, ou plus exactement, pour chef militaire de la Confédération, un Ephraïmite qui avait déjà résisté au despotisme de Salomon, Jéroboam, fils de Nébat (3 Rois, XII). Deux tribus, celles de Juda et de Benjamin, restèrent seules fidèles à Roboam par amour pour la famille de David et aussi par gratitude pour les privilèges que David et Salomon leur avaient accordés. Car, et c'est là un fait instructif, tandis que toutes les tribus, sous Salomon, succombaient sous le poids des impôts, Juda n'avait rien à payer*.

Dans une conjoncture aussi grave, qu'advint-il des prêtres jéhovistes ? Ce qui se passa, une fois le schisme

i. Reuss, Histoire des Israélites, p. 423, note 7. Salomon avait accordé à la tribu de Juda, à laquelle il appartenait par son origine, une exemption complète de tout impôt ; en d'autres termes, cette tribu était regardée comme maîtresse, et les autres comme des sujet» taillables et corvéable.-.

consommé, ne laisse pas d'offrir un notable intérêt. Lorsque Jéroboam eut pourvu à l'urgente nécessité de défendre la confédération contre les attaques du dehors en établissant les forteresses de Sichem et de Phanuel (3 Rois, XII, 25)*, il porta son attention sur les dangers qui pouvaient venir de l'intérieur. Quelle mesure prit-il ? la révocation des jéhovistes qui exerçaient les fonctions sacerdotales dans le royaume d'Éphraïm et leur remplacement par des sacrificateurs pris dans les rangs du peuple. L'établissement de deux sanctuaires, l'un à Béthel et l'autre à Dan, compléta l'ensemble du plan qu'avait adopté Jéroboam {S Rois, XII, 26-33)».

De la politique religieuse suivie par Jéroboam se déduisent les conséquences suivantes :

1® La création de deux sanctuaires, à Béthel et à Dan, prouve que le temple de Jérusalem avait acquis, grâce aux faveurs calculées de Salomon, un assez grand prestige parmi le peuple d'Israël, t 3 Rois, XII, 26. Jéroboam dit en lui-même : Le royaume retournera bientôt à la maison de David — 27. si ce peuple va à Jérusalem pour y offrir des sacrifices dans la maison du Seigneur »

2<i Les prétVes des sanctuaires étaient nommés par

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