Le Zend-Âvestûf Yaçnay
2. Reuss, Histoire Sainte^ tome I, 278. Au lieu de l'Océan, toutes nos traductions mettent Tabtme, ce que le mot hébreu ne signifie jamais, et ce qui d'ailleurs ne donnerait aucun sens intelligible, l'abîme étant la négation de la matière. Les mots fiései'i et vide doivent indiquer l'absence de toute végétation et de tout être vivant.
cation première de barâ : « Il coupa, tailla, sculpta, aplanit, polit ; • et il rapporte le témoignage de Le qui appelle inepte cette opinion, d'après laquelle barâ aurait signifié tirer du néant. Dans Josué, XVII, 15 et 18 , le môme verbe exprime l'action d'abattre des arbres (défricher); et dans le psaume GIV des Hébreux, 30, il est traduit par : t Tu renouvelles la face de la terre. > En arabe, barâ signifie proprement, mais non pas toujours, tirer d'une matière préexistante. Tout cela montre que dans le verbe barâ, comme dans le verbe sanscrit tvask ou taksh^ il n'y avait originairement nulle trace du sens qu'on lui a attribué plus tard : il n'a jamais signifié tirer du néant.
c Cette dernière notion, dans toute sa précision, était une idée relativement moderne, née probablement du contact entre les Juifs et les Grecs à Alexandrie . Les philosophes grecs croyaient que la matière était coéternelle au Créateur, et ce fut sans doute pour combattre cette opinion que les Juifs, pour qui Jéhovah était tout, affirmèrent nettement pour la première fois que Dieu a créé toutes choses de rien. Par suite cette doctrine fut reçue chez les Juifs et chez les Chrétiens comme la seule orthodoxe *. >
Il en est de même pour la création d'Ahoura; le sens que nous attachons aujourd'hui au verbe créer a induit en erreur touchant la manière dont Ahoura avait accompli son œuvre. C'est ce qu'a démontré victorieusement M. James Darmesteter dans son étudo sur Ormazd et Ahriman. « Ahoura a-t-il créé le monde