‹ Paganisme des hébreuxChapitre 5 sur 137 · III« — LE MÉTIER DE PRÊTRE ÉTAIT LIBRE · texte numérisé non relu

III« — LE MÉTIER DE PRÊTRE ÉTAIT LIBRE

D'après la loi mosaïque, les descendants d'Aaron peuvent seuls être sacrificateurs (Exode, XXIX, 9 ; XXVIII, 41; Uvitique, VIII; Nombres, XVIII, 7); les lévites étaient de simples serviteurs des Prêtres et du Temple. En outre, il y avait un Grand-Pontife, sorte de pape, et une hiérarchie fortement organisée.

1° Du temps des Juges, aucune mention de prêtre pour faire les sacrifices ; les lévites ne sont pas non plus mentionnés, sauf dans l'appendice, XVII-XXI, où un lévite, au service de Mikah, fait des sacrifices et rend des oracles ; or ce lévite était un petit-fils de Moïse (Juges, XVIII, 30j. C'était une double infraction à la loi dite mosaïque, car les lévites ne devaient pas sacrifier; les fils d'Aaron, et non ceux de Moïse, avaient seuls ce privilège.

2** Au temps de David, il est fait mention de deux prêtres principaux, et non d'un Grand-Pontife unique : 2Saniuel, VIII,17. Sadok et Achimélek, fils d'Abyathar, sont sacrificateurs : 2 Samuel, XX, 25; 3 Rois, I, 7, 8; IV, 4. Mentions de Sadok et d'Abyathar, tous deux en même temps sacrificateurs.

3** 2 Samuel, VIII, 18. Les propres fils de David sont prêtres; XX, 2p. Un Jaïrite, c'est-à-dire un membre d'une grande famille de Galaad, nommé Hira, était aussi prêtre*.

3 Rois, IV, 5. Un fils de Nathan le prophète, Zabad, était prêtre. Ce Zabad prêtre est qualifié de t ami du roi Salomon 2. »

4° 2, Samuel, XV, 24. Les lévites sont mentionnés une seule fois sous David, et encore ce passage est-il suspect au point de vue de l'intégrité 3. Le voici : « Puis survint aussi Sadok et avec lui les lévites portant l'Arche d'alliance. »

Les Prophètes avant le règne de Josias, et même Jérémie sous le règne de Josias, font assez rarement mention des prêtres ; et tant s'en faut qu'on retrouve dans leurs discours une trace de la haute dignité dont le code mosaïque les revêt.

1. Reuss, Histoire des Israélites, p. 421, note 2. La traduction des bibles vulgaires par officier est fautive ; il y a dans le texte hébreu cohen, qui veut dire prêtre,

2. Reuss, Histoire des Israélites, p. 421, note 5. L'ami du roi est en tout cas un conseiller intime. Qu'un tel ait été choisi de préférence parmi les prêtres, cela ne doit pas surprendre à une époque où cette caste était probablement dépositaire de la plupart des connaissances qu'on possédait, et rendait des oracles tous les jours.

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