Reuss, Histoire Sainte, tome I, p. 144, note
A. Joël (ix"" siècle avant J.-C), I, 9, 13; II, 17. Les prêtres pleurent de ce qu'ils n'ont plus d'offrandes ni de libations.
B. Osée (milieu du viii^ siècle), IV, 4, 9; V, 1; VI, 9. Les sacrificateurs qui complotent comme une bande de voleurs.
C. Ésate (fin du viii« siècle), VIII, 2; XXVIII, 7. Prêtres et prophètes paraissent ivres.
D. Michée (fin du viii*' siècle), III, 11. Prêtres qui enseignent ou tiennent école pour un salaire.
Quant aux lévites, les Prophètes n'en parlent point ; leur nom se rencontre pour la première fois chez Jeremie^ XXXIII, 18, où ils sont assimilés aux prêtres, ce qui est contraire au code lévi tique.
IV« - PLURALITÉ DES ORACLES; CHACUN ÉTAIT LIBRE DE LES CONSULTER SOI-MÊME
La loi mosaïque prescrivait de consulter l'Éternel par Ourim et Thoummim ; c'est le Grand-Prêtre qui porte Ourim et Thoummim, c'est lui qui consulte et rend l'oracle. (Exode, XXVIII, 30; Lévitique, VIII, 8; Nombres, XXVII, 21 : Deutéronome, XXXIII, 8, partie très postérieure à l'exil de Babylone.)
Les Ourim et Thoummim consistaient en douze pierres précieuses fixées sur un morceau d'étofl*e carré, nommé Rational, de la grandeur de la main, que le Grand-Pontife portait sur la poitrine.
1° Comultation par tÊphod^ — Sous les Juges et
Des livres de l'anciein testament 23
sous les Rois, on consultait l'oracle par l'Éphod, sorte de statuette.
A. Juges, VIII, 26-27. Éphod de Gédéon à Ophrah. XVII, 4-5; XVIII, 17-18. Éphod de Mikah.
B. 1 Samuel, XIV, 3. Éphod d'Achias, prêtre de Saûl; XXI, 9. Éphod du prêtre Achimélek, sous David ; XXIII, 6. Éphod d'Abyathar, prêtre de David.
2* Consultation par les Téraphim. — Les Téraphim, idoles identiques à celles dont se sert l'Église catholique, servaient aussi à rendre des oracles.
A. Zacharie (Anonyme, 1" moitié du vni'' siècle), X, 2. Les Téraphim disent des faussetés, et les devins prophétisent le mensonge.
B. Ézéchiel (vi« siècle), XXI, 26. Le roi de Babel interroge ses pénates (les Téraphim)*.
C. Habacuc (vi« siècle), II, 18. A quoi sert Tidole pour que le sculpteur l'ait taillée ; l'image fondue qui prêche le mensonge, pour que l'artiste se fie à son œuvre en faisant des dieux muets?
II résulte de ces citations qu'il y avait pluralité des oracles et que chacun était libre de les consulter soimême.