‹ Paganisme des hébreuxChapitre 73 sur 137 · A. Maurt, Religions de la Grèce, tome III · texte numérisé non relu

A. Maurt, Religions de la Grèce, tome III

lièrement au service des rois : c'est ainsi que David avait son voyant; vraisemblablement chaque monarque devait avoir le sien, comme les rois barbares en Europe eurent leur astrologue, comme plus tard nos rois eurent leur chapelain.

2 Rois, XXIV, 15. Le prophète Gad est appelé le voyant de David.

Les femmes n'étaient pas exclues du don de prophétie; la carrière de voyant leur était ouverte comme aux hommes : ainsi fut Débora, la prophétesse (Juges, IV, V); ainsi fut Holda que consulta Josias au sujet de la grande réforme qu'il méditait (4 Rois, XXII, 14).

A côté des voyants orthodoxes c'est-à-dire voués au culte de Jéhova, florissaient parmi le peuple d'autres voyants profanes, qui faisaient une rude concurrence aux voyants orthodoxes. Ce sont eux que les écrivains jéhovistes de TAncien Testament désignaient sous les noms méprisants de pythons, devins, diseurs de bonne aventure. On sait que c'est une de ces voyantes profanes, la pythonisse d'Endor, que consulta Saiil (1 Rois, XXVIII, 7-25). Détail caractéristique, Saiil avait prononcé la peine de l'exil contre les pythonisses et les devins (1 Rois, XVIII, 3) et cependant c'est à une pythonisse qu'il s'adresse. Enfin le pieux et rigide rédacteur des Rois croit de toute son âme que c'est réellement Samuel qui ap-. parut à la pythonisse, ce qui prouve que la croyance au pouvoir surnaturel des prophètes et des sorciers était universelle.

A. 4 Rois, XVII, 47. Dans l'énumération des crimes commis par le peuple du royaume d'Israël est relaté le recours aux devins et aux sorciers.

B. 4 Rois, XXI, 6. Manassé, roi de Juda, s'appliquait aux divinations et aux sorcelleries; il consultait les pythons (nécromanciens ventriloques?) et les magiciens.

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