‹ Paganisme des hébreuxChapitre 79 sur 137 · Baissac, Origines de In Religion ^ tome I, p · texte numérisé non relu

Baissac, Origines de In Religion ^ tome I, p

luxure pure et simple et laisse seule debout la pratique d'un culte.

« De tout temps, en Orient, dit M. Reuss (Histoire Sainte^ tome I", p. 101), l'injure la plus grossière qu'on pût faire à quelqu'un, c'était de l'appeler fils d'une prostituée. » De là ces mythes ethnographiques qui, pour traduire la haine qu'un peuple ou une tribu portait à une autre tribu ou à d'autres peuples, attribuaient à cette tribu ou aux peuples exécrés une origine déshonorante. Ces mythes n'ont aucun caractère historique; mais ce qui est vrai, c'est qu'ils sont composés conformément aux mœurs et aux coutumes qui régnaient alors; les événements sont fictifs, mais le cadre où ils se déroulent est historique; c'est ce qui donne un prix si élevé à ces légendes symboliques ; c'est par elles, en grande partie, qu'on peut recomposer le genre de vie et l'état moral ou religieux des époques reculées.

La légende de Loth et de ses filles a pour but de déshonorer les Moabites et les Ammonites, ces deux peuples frères de la nation israélite, mais que celle-ci avait en horreur. En faisant de Moab, souche des Moabites, et d'Ammon, souche des Ammonites, le fruit d'un double inceste des filles de Loth avec leur père, les Israélites, tout en expliquant ainsi la communauté de langue, de mœurs et de race avec les deux peuples haïs, assouvissaient leur haine contre eux par ce déshonneur jeté sur leur origine.

IL Mythe de Juda et de Thamar. — La légende de Juda et de Thamar appartient à la môme catégorie de

mythes. Elle a pris sa naissance chez les Ephraïmites alors que ceux-ci avaient été dépossédés par David (tribu de Juda) de la primauté qu'ils croyaient devoir appartenir à la race de Joseph. De là ce mythe de l'inceste commis par Juda avec sa bru ïhamar, inceste d'où naît Phares, aïeul du roi David. La race royale de Juda, qui avait enlevé à Ephraïm l'hégémonie, descendait' d'un bâtard issu de la prostitution sacrilège d'une fille cananéenne avec son beaurpère israélite*. Il n'y a donc aucune réalité historique dans la légende de Juda et de Thamar; mais les détails qui la composent sont d'un haut intérêt pour établir quelles étaient les mœurs et les coutumes du peuple hébreu dans ces temps éloignés.

Au point de vue des coutumes religieuses, le mythe de Juda et de Thamar contient l'irrécusable vestige de la prostitution sacrée en l'honneur du principe générateur féminin (Aschéra, Astar^, Mylitta, etc.).

1® Thamar est appelée une kédeschah, Genèse, XXVIII, 15, 21, 22. Or la kédeschah est la prostituée sacrée, et non pas la femme débauchée, au sens moderne du mot, ainsi qu'on le lit dans les traductions vulgaires de la Bible.

2° Elle s'était placée dans un carrefour, verset 14, endroit habituel où les kédeschôth attendaient les passants.

3** Le chevreau ou petit bouc que lui offre Juda pour

1. Le texte Genèse, XXXVIII, 6, ne dit pas en propres terme? que Thamar fût Cananéenne, mais cela résulte clairement du chapitre entier.

le salaire obligé était l'animal adoré comme symbole de la génération et de la fécondité» Il figurait dans les processions publiques *.

4° Les gages que Tbamar exige de Juda, l'anneau, le bracelet et le bâton, étaient autant d'emblèmes de la puissance masculine ^.

il s'ensuit que, dans l'histoire de Thamar et de Juda, on retrouve les détails qui caractérisaient la prostitution sacrée,partie intégrante de la religion des Sémites ' . IIP Mythe du lévite d'ëphraïm. — (Juges ^ XIX , XX, XXI.) Un lévite d'Ephraïm avait pris pour concubine ou femme du second rang une jeune fille de Bethléem, de la tribu de Juda. A la suite d'une brouille, sa femme l'avait quitté et s'était retirée auprès de son père. Au bout de quatre mois, le lévite éphraïmite se rendit à Bethléem, se réconcilia avec sa femme et, après les réjouissances d'adieu, partit avec elle pour les montagnes d'Ephraïm. La nuit les surprit à Gabaa, ville de la tribu de Benjamin. Un vieillard, habitant de Gabaa, mais Ephraïmite d'origine comme le lévite, offrit l'hospitalité à son compatriote et à sa femme. Quelques heures après, une

1. Hérodote f II, § 46 ; Strabou, Plutarque ; voir aussi A. de GuBBRiCATis, Mythologie zoologique ^ tome I, 434 et suivantes , 435. En Grèce et à Rome, on appelait chèvre une prostituée.

2. Baissac, les Origines de la Religion, tome II, 237 et suivantes.

3. 2 Chroniques, XT, 15. Jéroboam fait adorer des boucs et des taureaux, emblèmes de Jéhova, considéré comme principe générateur. — Le Lévitique, XVI f, 7, défend aux Israélites d*adorer les boucs, auxquels ils se sont prostitués. — 4 Roist XVII, 30. Le dieu de la ville de Hamath était le bouc Asbima.

troupe de Gabaïtes vient heurter à la porte en criant qu'on fît sortir le lévite pour qu'ils en abusassent. Le vieillard, fidèle aux lois de l'hospitalité, refusa de leur livrer son hôte, mais il leur offrit en échange sa fille encore vierge et la femme du lévite. Ce fut en vain. Alors le lévite se levant prit sa femme et la leur livra... Le lendemain matin, en ouvrant la porte pour s'en aller, le lévite trouva sur le seuil sa femme morte À la suite des outrages qu'elle avait subis durant la nuit. 11 chargea le cadavre sur son âne; puis, rentré dans les montagnes d'Ëphraïm, il le coupa en douze morceaux qu'il envoya aux douze tribus d'Israël. De là, ligue des tribus et guerre contre la tribu de Benjamin, laquelle avait pris fait et cause pour les Gabaïtes. Après diverses péripéties et des actes d'une férocité inouïe de part et d'autre, la tribu de Benjamin fut exterminée à l'exception de six cents hommes. Afin que le nombre astronomique de douze fût conservé aux tribus d'Israël, non seulement on épargna les Benjaminites survivants, mais encore on leur donna pour femmes les vierges de Jabès, ville de Galaad, après qu'on en eût massacré les hommes, les enfants et les femmes mariées. Le crime de la ville de Jabès était de n'avoir point pris part à la ligue contre la tribu de Benjamin I Le nombre des vierges de Jabès s'étant trouvé égal à 400, chiffre inférieur au nombre des Benjaminites, on permit à ceux-ci de compléter le nombre de 600 en ravissant les filles de Silo, la cité sainte. Tel est le récit du livre des Juges.

KjLamen criUque. Si l'on ne voit dans le crime

de Gabaa qu'un acte de vulgaire et profane lubricité, et dans la guerre terrible qui suivit, un simple effet de rindignation générale soulevée pas ce forfait, l'épisode reste inexplicable dans l'ensemble et dans les détails. 1® Dans Vensemble, — A. Comment admettre que le viol d'une femme ait excité une telle borreur cbez des peuples (Juges, XX, 48) c qui firent passer au fil de répée tout ce qui se trouvait dans cbaque ville de la tribu de Benjamin, depuis les hommes jusqu'aux bêtes, et brûlèrent toutes les villes qu'ils rencontrèrent dans le pays > ; qui massacrèrent tous les habitants d'une ville neutre (XXI, 10), hommes, femmes et enfants, et n'épargnèrent que les vierges, uniquement pour donner des femmes aux survivants de la . tribu, auteur de ces effroyables calamités; qui permirent enfin à ces mêmes Benjaminites, si criminels, si dépravés, de s'emparer des vierges de Silo, c'està-dire des filles de leurs concitoyens les plus pieux, lesquels dans cette guerre, avaient versé leur sang pour la bonne cause (XXI, 19-23)?

B. Comment la tribu de Benjamin at-elle pu se lan* cer tout entière dans une guerre d'extermination pour assurer Timpunité à une poignée de malfaiteurs coupables d'un crime odieux?

2? Dans les détails. — Lorsque la troupe des Gabaïtes assiège la maison du vieillard et demande qu'on leur livre le lévite, le vieillard leur offre sa fille vierge et la femme du lévite; les Gabaïtes refusent. Le lévite leur offre alors sa femme seule : ils acceptent. Comment admettre qu'une troupe de gens qu'aurait en-

lo

flammés la seule luxure, ait pu refuser uûe vierge et une femme mariée ensemble, et cela, pour avoir la femme mariée seule ? sans compter que tout d'abord ils avaient demandé le lévite, et non sa femme (XIX, 22-25).

Interprétation. — 1» Le mot Bm-Jamin signifie Fils de la main droite^ la main phallique. La tribu de Benjamin portait ce nom parce qu'elle avait une vénération particulière pour la divinité génératrice, de même que les catholiques contemporains placent au premier rang le culte de la déesse-mère. Or la pratique essentielle du culte phallique était la prostitution sacrée de Thomme et de la femme. La ville de Gabaa est signalée expressément (XIX, 46), comme étant une ville des enfants de Jémini, c'est-àdire des adorateurs de la main phallique.

2** En s'arrêtant à Gabaa et en y recevant l'hospitalité, le lévite et sa femme contractaient une dette envers le dieu de la ville; et c'est l'acquit de cette dette que les Gabaïtes viennent réclamer en exigeant que les hôtes de la ville du dieu Anou accomplissent la pratique essentielle du culte phallique, à savoir, la prostitution. Us refusent la fille-vierge et la femme du lévite que leur offre le vieil habitant de Gabaa, parce que ce n'était pas le vieillard qui devait un hommage au dieu protecteur de la cité. Ils acceptent la femme mariée seule, lorsqu'elle est offerte par le lévite, parce qu'en livrant de sa propre main sa femme, le lévite faisait ainsi acte de soumission au culte du dieu phallique.

3^ S'ils n'insistent pas sur la livraison du lévite même; s'ils se contentent de la femme seule, c'est que la résignation de l'un des deux à l'observance du rite principal du culte Gabaïte leur paraissait une réconnaissance suffisante des droits du dieu de Gabaa.

4® Quant à la guerre que firent les tribus liguées contre Benjamin, ce fut une guerre analogue à celles qui ont désolé la France et l'Europe pendant plusieurs siècles. Le culte de Jéhova était prédominant dans la pluralité des tribus d'Israël S surtout dans les plus puissantes, telles que les tribus d'Ëpbraïm et de Juda. Ce n'est pas à dire pour cela que la tribu de Benjamin fût étrangère au culte de Jébova; mais certainement elle le subordonnait au culte de la divinité génératrice, de même que les catholiques modernes placent au premier rang le culte de Marie, la déessemèrew La conséquence naturelle de cette hérésie était une diminution ou môme une annulation d'autorité et de bénéfices pour le clergé de Jéhova. De là un profond ressentiment chez le clergé jéhoviste, une haine sourde qui n'attendait qu'une occasion favorable pour éclater. Cette occasion, ce fut précisément un des membres mêmes de ce clergé qui la lui offrit. L'outrage fait au lévite, serviteur de Jéhova, qu'on avait contraint à l'observance d'un culte réprouvé, la mort de sa femme, victime lamentable des adora-

1. La plupart, et non pas toutes, car outre la tribu de Benjamin^ on voit (XXI, 9) que Jabès-Galaad, l'une des premières villes de la tribu de Cad, avait refusé d'entrer dans la ligue.

2o6 LE CULTE SÉMITIQUE CUë2 LES HÉBREUX

teurs d'un dieu rival, quoi de plus propre à émouvoir les tribus fidèles à Jéhova? Quoi de plus capable d'allumer dans les cœurs la flamme d'une pieuse indignation ? Le clergé jéhoviste ne manqua point de mettre à profit le crime de Gabaa pour essayer d'étouffer l'hérésie dans son foyer. L'âme de la ligue conclue entre les tribus d'Israël fut Phinée, descendant d'Aaron, le chef suprême du jéhovisme I Ce fut lui qui, interrogateur officiel de l'Arche d'alliance et par conséquent disposant à son gré de la parole du Seigneur, fit donner l'hégémonie militaire à la tribu de Juda, dépositaire et gardienne du culte de Jéhova. Ce fut lui qui, après deux défaites essuyées par les confédérés, réconforta leur courage et les ramena au combat (XX, 18-38). Rien, mieux que ces faits, ne saurait dévoiler le vrai sens de cette lutte fratricide* Quant à la férocité avec laquelle la guerre fut conduite des deux côtés, elle est celle qui caractérise toutes les guerres de religion, surtout lorsqu'en même temps elles sont des guerres civiles**

Si l'on fait abstraction du caractère odieux qu'avait le culte en honneur dans la tribu de Benjamin; si l'on se contente d'examiner les côtés politiques de cet épisode, on sera frappé de l'analogie que présente cette guerre avec celle qui, au xiii* siècle de notre ère, fut faite aux Albigeois '•

1. Voir Baissac, les OHgines de la Religion^ tome I» l07-llo<

2. Évidemment) au point de vue moral, les Albigeois n'ont rien de commun avec les Benjaminites, ainsi que l'atteste le témoignage même de saint Bernard : « Leurs mœurs sont irréprochables) ils ne font de mal à personne, ils ne mangent

i<> De même que Thérésie des Benjaminites avait suscité les alarmes et la haine du clergé jéhovîste, de même les sectes austères des Albigeois, en menaçant l'Église catholique dans sa souveraineté spirituelle, s'attirèrent les foudres de la papauté.

2° Ce fut un crime commis à l'égard d'un prêtre jéhoviste qui fournit le prétexte de la guerre contre la tribu hérétique ; ce fut l'assassinat d'un prêtre catholique, le légat Pierre de Castelnau, qui amena Texplosîon si impatiemment attendue.

3° Le chef du catholicisme, le pape Innocent III, prêcha la croisade contre les Albigeois; ainsi le chef du jéhovisme, Phinée, petit-fils d'Aaron, avait appelé aux armes les tribus confédérées et les avait lancées contre les Benjaminites.

4** Les catholiques se ruèrent sur les Albigeois et dévastèrent la contrée aussi atrocement que les Israélites avaient ravagé le pays de Benjamin. Toutefois, lorsque la tribu hérétique fut réduite à 600 hommes, la compassion fît retour dans l'âme des Israélites; on s'efforça de reconstituer la tribu avec des moyens sauvages, il est vrai, mais qui, au fond, témoignent d'un véritable sentiment de repentir. Quantaux catholiques, le remords ni le repentir ne pénétrèrent jamais dans leur âme d'airain.

Résumé. — Par l'épisode de Sodome, par Thistoire de Thamar et de Juda, on voit que le culte phal-

pas leur pain comme des paresseux et ils travaillent pour gagner leur vie. » Cette réserve faite, les situations sont identiques pour le restp.

lique et son rite essentiel, la prostitution, florissaient chez les Abrahamides, avant l'entrée en Egypte.

Par répisode du lévite d'Ephraïm et la guerre religieuse faite à Benjamin, on reconnaît que le culte phallique régnait en maître, sinon dans plusieurs tribus, au moins dans une, un siècle et demi environ après la sortie d'Egypte. Il s'est perpétué sous la monarchie, comme on va le voir par les citations suivantes.

IV° La prostitution sacrée sous les rois. — A. € 3 Rois, XIV, 24. Sous Roboam, il y eut môme dans le pays des hommes qui se consacrèrent à la plus honteuse prostitution , commettant toutes les abominations de ces peuples que l'Éternel avait chassés devant les enfants d'Israël. » Ces hommes voués au culte cananéen d'Astarté sont les kédeschim ou consacrés; les femmes vouées au même culte sont les kédeschôth ou consacrées.

B. 3 Rois, XV, 12. D'après l'historien des Bow, Asa, petit-fils de Roboam, les chassa.

G. 3 Rois, XXII, 47. Il faut croire que l'expulsion des kédeschim et des kédeschôth par Asa fut loin d'être générale et complète, puisque ce fut Josaphat, fils d'Asa, qui les extirpa. Or, Asa avait régné 41 ans (3 Rois, XIV, 10) et Josaphat en régna 25, en tout 66 ans. En supposant que Josaphat ait réussi à supprimer dans Juda, durant son règne, cette abominable pratique, on voit combien elle était tenace et populaire.

D. c 4 Rois, XXIII, 7. Josias détruisit les logements

qu'avaient dans le temple du Seigneur ceux qui se consacraient à la plus honteuse prostitution, kédeschim; et où travaillaient les femmes qui fabriquaient les étoffes consacrées au culte de la déesse Âschéra. » Ces femmes devaient être les kédeschôth^. Il résulte de ce verset que la proscription des kédesehim et des kédeschôth par Josaphat ne se maintint pas après la mort de ce prince. Le fils et le petit-fils de Josaphat ainsi que sa bru Âthalie adorèrent les dieux sémitiques; avec le culte d'Astarté, les prostitués durent reparaître et reprendre aisément la place qu'ils occupaient dans la religion populaire. Eurent-ils à subir d'autres décrets d'expulsion? Il n'en est point fait mention. En supposant môme qu'Ézéchias Tait essayé, le long règne de Manassé (55 ans) et celui d'Amon son fils (2 ans), tous deux adorateurs de Baal et d' Aschéra, ont certainement rendu aux prostitués leurs honneurs et leurs privilèges, puisque c'est au Temple môme qu'ils logeaient et vaquaient à tous les soins du culte deladéesse. Ce n'est guère que vers la douzième année de son règne que Josias accomplit sa réforme. Celle-ci môme ne lui survécut pas. On voit donc que, de Ro-

1. Les logements que détruisit Josias doivent être ceux qu'avait construits Salomon : 3 RoiSy VI, 5. Salombn bâtit autour de l'enceinte du Saint et de l'Oracle trois étages d'appartements qui étaient adossés aux murailles du Temple ; il fit aussi dos chambres tout autour du Temple. » Ces appartements et ces chamnres étaient destinés aux Kédeschôth : le produit des prostitutions sacrées servait à augmenter le trésor du Temple. (Ledrin, Histoire d Israël, tome I, 333.) En réalité, si l'on excepte les quelques essais de réforme tentés par Josaphat, Ezéchias et Josias, la prostitution sacrée a été un rite permanent du culte hébraïque.

boam à la captivité de Babylone, la prostitution sacrée fit partie du culte des Israélites, sauf quelques interruptions passagères.

Cette déduction tirée de l'histoire des Rois est confirmée par la peinture que fait de cette prostitution sacrée le prophète Ézéchiel dans XVI, 16, 24, 25, 3i, 39. Or Ézéchiel fut du nombre des Israélites qui, avec le roi Joakhin II, furent emmenés en captivité par Nabuchodonosor.

Enfin les défenses portées contre la prostitution sacrée dans le Lévitique, XIX, 29, et surtout par le Deutérmome^ XXIII, 17, 18, prouvent qu'elle faisait partie intégrante des cérémonies de la religion du peuple Israélite. •

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