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sens le plus large, Ce fut probablement la transformation sexuelle du soleil, changement auquel la royaute t'xerceo par une femme ne fut pas etrangere, qui fit de la lune une diviuite male. Une autre croyance avait cüurs a Carre en Mesopotamie, ville qui adorait aussi un Men ou Lunus: celui qui se representait ou adorait la lune comme une deesse, passait pour etrc asservi aux femmes ; la regarder comme un dieu, etait une preuve certaine du contraire (i).
9. — Le culte du feu, originaire de la Perse, avait penetre en Cappadoce comme en Lydie. « II y a ici, dit Strabon, des sanctuaires du feu; au milieu s'eleve un autel couvert de cendres et les mages y entretiennent un feu perpetuel. Ils y entrent tous les jours et y chantent environ une heure, en tenant un faisceau de verges: la tiare qui leur couvre la tete retombe des deux cötes et volle leurs levres. » Le siege principal de co culte etait la ville de Zela dans le Pont, qui possedait aussi un tcmple fameux, consacre a Ana'itis et a d'autres divinites persanes.
lü. — Les Lydiens, issus de « Lud » que Moise compte parmi les fils de Sem, appariiennent par consequent ä la race semitique. Dans leur liistoire on voit que la religion exerce une puissante intluenee sur les moeurs etle caractere d'un peuple, et que ceux-ci peuvent, de leur cöte, moditier la religion. Anciennement, les Lydiens etaient renommes pour leur vaillance; les cavalerie etait reputee formidalde (-2). Getto antique gloire se perdit et leur mollesse, leur sybaritisme les voua au mepris general. Co changement radical n'est pas le resultat des mesures decretees par Cyrus. Ce conquerant leur avait, k la verite, ravi leurs armes et
^!). Amm. Marc. 25, 3, iJ. Spartian. Carac. H. Herodiai). 4, 15. ^2)Herocl. 1,79.
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prescrit de porter des robes trainantes et introduit chez eux la danse et Ic cliant (i) ; mais ce n'est point ainsi qu'on change totalement le caractere d'un peu- {)le. Cette revolution morale y i'ut produite par les religions etrangeres et corruptrices. Une dynastie assyrienne qui regna sur cette contree entre le IS*^ et le 7*^ siecle avant J.-C, fit predominer le culte asiatique de la nature. Sardes, capitale du royaume (-i), honorait TArtemis d'Ephese, l'Hera de Samos, qui avait beaucoup de rapports avec 3Iylitta, la Junon Assyrienne ou ßabylonienne. La deesse de Cypre avait dans ses murs un temple, bäti sur le plan de celui de Paphos et Artaxerxes y avait construit un sanctuaire a Anaitis, divinite persane. En Lydie comme en Phrygie, Cybele etait sous le nom de Ma la divinite tutelaire; les Grecs la connaissaient principalement comme la deesse de Sardes, « la bienheureuse, assise sur lelion,vainqueur du taureau, mt-re des montagnes et, comme la terre, nourriciere universelle (ö). » Venait ensuite l'Hercule lydien, c'est-ä-dire le dieu du soleil Sauden, connu sous le meme nom en Cilicie, en Assyrie et regarde par les Grecs comme leur Hercule. Le soleil dont les rayons, affaiblis en hiver, reprennent toute leur ardeur au printemps, etait symbolise ici sous la forme d'une divinite, d'abord faible et impuissante comme une femme, et montrant bientot apres une energie toute virile. Cette conception etait, conformementä la coutume asiatique, exprimee par une toilette de femme ou par la forme androgyne de la statue du Dieu. Omphale aux pieds de laquelle Hercule, habille en femme, avait tourne la quenouille, etait moitie femme, moitie guerrior.
(1) Ibid. l,1o"). Justin. 1,8.
(2) Raoul-Rocliette, Mc^moir. (lel'Acad. des inscript. xvu,209. (5).Sopli. Philocl. 590-403.
ITC P.VGAMSME
C'etait la deessc asiatiquc de la naturc, une forme nou- • volle de Cybele ; eile empruntait son nom de la statue conique (Onphalos.) Le tils qLi'ellc avait eu d'Hercule l^assait pour ctre la souche des Heraclides, qui regnaient en Lydie. Dans l'ile de Cos, peuplee originairemcnt par une tribu phenicienne, existait une coutume qui avait la memo sigiiification : le pretre d'Hercule s'habillait en femme i)our offVir le sacrilice (i). A cet Hercule-Sandon se rattachait encore une autre coutume symbolique: sa statue etait jetee dansles flammes : sur le bücber le dieu du temps et du soleil ressuseitait a une vie nouvelle. La ville de Tarse en Cilicie, qui honorait son fondateur et son Archegete dans cet Hereule assyro-plienicien, dressait tous les cinq ans un bücher pareil, orne avec la derniere magnificence (i).
11. — l^es cultes de ces divinites repondaient aux mythes : les filles lydiennes avaient faitune religion de rimpudicite. Elles se livraient aux etrangers, devaient nieme sur l'ordre d'Ompbale, c'est-iVdire, pour plaire ä cette deesse, s'abandonner aux esclaves (5). Cette ])rostitution religieuse, en vogue cbez des peuplades cntieres, etonna plus tard les Grecs memes : ils ne crurent pouvoir expliquer cette infame coutume, qu'en l'attribuant au desir de venger un attentat dont les femmes avaient ete jadis les victimes. Hs broderent donc l'histoire suivante: ümpbale etant encore esclave, avait subi un outrage ; en expiation de ce forfait, eile
(l)Pliit. Qu.-e.st. (ira-'C. 58.
(2)Uaoui-Uüchetle pense (et bOii opiiiioii est lit's-probable), qiie le heros de la Painphyüe qui revieiil ;i la vie, apres Ctre roste durant douze jours sur le l)iie!ier, n'est aiitrc qiie le dieu assyro-jihöuicien (M^moiles xvii, Ö2-ÖO.) Le nom d'Ui (en s(?niiliquefeu on himiere) pent lui convenir.
(r>)('.!earcti. Sol. dans lesFragm Hist. Gra-c. 11, öOo.
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avait plus tard force les pcres de vouer Ifurs lilK.'s au culte de la volupte.