Z. A. I, II
(ö) Z. A. II, p. 23. 97, 231, 261, 287.
■2'2'2 V'AGAMSME
mort et de la froicJeur. Ormuzd lui a donne la garde des Ferwers : la sante, la purete, une nombreuse posterite sont des presents de sa main. Bref, il est le bras droit d'Ormuzd, dont il accomplit toujours la volonte: la croissance, la propagation, la lutte contre Ahriman Ht les Dews ; enfm, tout ce qui, dans la religion Parse fait partie de la creation du Dieu bienveillant, lui est attribue. Si le premier homme avait prononce le nom et chante la louange de Mithra, son äme serait, au sortir du Corps, entree immediatement dans le sejour de la felicite. En general Mithras est ä Ormuzd ce que l'Apollon des Dramatiques (irecs est ä Zeus.
(33. — Les transformations subies successivement par l'idee voilee sous le nom de Mithra, ne peuvent plus se preciser maintenant. Certains passages du Zend- Avesta semblent le confondre avec la planete Venus (i). 11s disent, par exemple, que Mithra se trouve dans le ciel entre le soleil et la lune — qu'il est le compagnon du soleil et de la lune — qu'il est eleve comme l'etoile Taschter — qu'il multiplie les hommes et donne la vie et la fecondite. Souvent il est represente ayant ä sa droite le char du soleil et le char de la lune ä sa gauche : dans les prieres qu'on lui adresse on doit invoquer aussi ces deux globes Celestes. Mithra, de son cöte, doit l'etre dans les principales prieres adressees k ces deux divinites (2).
66. — Dans d'autres passages Mithra apparait, au contraire, comme le dieu de la lumi^rc du jour: on dit de lui, que se levant avec le soleil, il franchit la montagne, en qualite de premier des Izeds Celestes et atteint les cimes dorees (ö). Les rapports qu'Anahita,
(!) ('/est ce que pense aussi Sylv. (Je Sacy. Mi^m. de rinslit. II,
(2)Z A li, 1o, 16::i04--25'2.
(5jZ. A-i. P. n, 418. ii, 207.
ET JLDAISME. 223
deesse de lasource Celeste avait avec l'el^ment liquide d'ici-bas, Mithra, Tun des Aditjas vediques ou divinites de la lumiere Celeste, comparable ä l'Ether des Grecs, parait les avoir eus avec la lumiere qui frappe les yeux mortels, avec la clarte du jour (i), Mithra etait donc Ormuzd considere sous le rapport physique, le Dieu qui gouverne le ciel, la terre et fait le jour; dans un sens plus restreint, il est le Dieu de la lumiere du jour, represeiite Ormuzd dans les spheres inferieures et y combat sans reläche les puissances Ahrimaniques. De cette acception physique decoulaient les rapports moraux que le Zend-Avesta lui attribue avec les hommes. Mais, Mithra, roi de la lumiere et trönant au milieu du ciel, devint dans la suite des temps et pour l'Asie centrale, le Dieu du soleil ou simplement le Symbole de la force solaire ; chaque matin, il se leve, pour recommencer en heros invincible et redoutable ä la puissance d'Ahriman, une carriere nouvelle. L'epoque ä laquelle Mithra se transtbrma en dieu solaire, peut etre fixee avec quelque probabilite, entre Tan 460 et 380 av. J.-C. Hörodote, par exemple, ne connait encore qu'une Mithra ou Anahita, divinite femelle, identique avec Mylitta ou Astarte: un dieu male, (Mithra) lui est totalement inconnu. Quatre-vingts-dix ans apres, Xenophon constate que les Perses juraient par ce Dieu, dont cependant il ne definit pas nettement le caract^re. Parmi les inscriptions de Persepolis il n'y en a qu'une seule oü, ä cöte d'Ormuzd un autre dieu, Älithra, se trouve nomme ; cette inscription vient d'Artaxerxes-Mnemon, le meme qui dans les villes principales erigea des statues ä Anaitis-Mitra. Strabon est le premier des Grecs, qui ait dit que les Perses honorent le soleil sous
I) Roth Zeitschr. der D. M. Ges.vi, 70).
le iiom de Mithra. Si comme Duris(i) le rapporte, le roi de Perse ne pouvait s'enivrer et danser qu'une seule fois par an, savoir a la fete de Mithra, ce fait prouve que la fete et le dieu avaient revetu un caractere etranger ä la doctrine Zend, mais conforme en tout ä la nature des cultes de l'Asie Occidentale. On le voit: Mithra ne devint dieu solaire que lorsque les Perses, ayant subjugue les contrees situees au-delä du Tigre, vinrent en contact avec le culte seducteur de Baal. Alors ils subirent l'influence qui avait force le roi d'un peuple si hostile aux idoles, ä autoriser l'erection des statues d'Anahita. Des lors aussi, Mithra et Anahita dejä si intimement lies,se rapprocherent encore davantage, pour se confondre avec Baal et Astarte. Un Romain pouvait dire, au 4*^ siöcle, que les Perses avaient fait de Jupiter deux divinites du feu, l'une male, l'autre femelle (2).
67. — Mithras eut, comme dieu du soleil, un culte de mysteres, fonde probablement par des mages, c'estä-dire par une secte particuliere de mages, qui avaient leurs doctrines propres et melerent les traditions de la Chaldee ä Celles de la Perse. Dans ces mysteres, Mithras n'etait pas seulement le dieu du soleil, mais un etre bien different du Mithra du Zend-Avesta. II y paraissait non comme cree par Ormuzd, mais comme un dieu, qui ne du sein d'un rocher (3), avait, au moins en partie, offusque Ormuzd et s'etait mis a sa place. Si le croyant Zend ötait soldat d'Ormuzd, le myste entrait ici dans la milice de Mithra, Dans les nombreux monuments de ce culte, on voit Mithra tuant un
(l)Ap. Athen. 10, 1, l.p. 43i.
(2) Firm. Mat c 5, p 63. JEh\cv.
(5) Hier. adv. Jov. opp. n, 217. Vallars. Comiiiociiaii. instr. I, 13, p. 1'<1. 7i:hler.
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taureau qu il avaitenleve (i), et ce ravissement, accompli par le pere Mithra etait le sujet des chants des mystes (2). Ce taureau dont la queue produisit des epis, est le meme que le taureau primitif de Zoroastre. Celui-ci est, d'apres le Bundehesch, la source de toute vie; de sa queue sortirent 55 especes de bles et 12 sortes d'arbres ; depuis sa mort, sa semence est conservee et purifiee dansla lune; c'estd'elle que proviennent les especes d'animaux qui couvrent la terre. Ce taureau, qui contient les germes des etres organiques et symbolise la vie physique, Mithra le sacrifie et donne ainsi aux etres individuels l'existence, dont ils ne pouvaient jouir qu'apres la mort du taureau. Les animaux Ahrimaniques, serpents et scorpions, qui sur les monuments entourent le taureau, veulent l'infecter de leur venin ; mais le chien, qui appartient a la creation pure, s'y trouve aussi. Le regard du chien, qui procure de grands avantagesau Persemort ou mourant, est ici pour le taureau expirant le gage d'une seconde naissance : sa semence est transportee dans la lune ; sur les monuments de Mithra, il parait dans une nacelle qui le porte ä la lune (3).
68. — Dans les mysteres, les mouvements des planetes et des etoiles fixes et les migrations des ämes d'un astre ä un autre, etaient symbolises par une echeile a septportes,quicorrespondaientauxsept planetes(4). Ces
(i) Firm. Mat. ö, p 63 /Ehler. Comraod. 1. c. Stat. Theb. 1, 720.
(2) Firm. Mat. 1. c. /Eliier.
(0) V. le moniim. de Sarmiz^gethusa et celui d'Apolum. Mem. de rinst. ; acad des Iiiscript. T. xiv, p. 178, pl. 1 et 2 ; les explications de Layard,p. 157. ff. De lä vieiitle pr^cepte qui enjoint aux Perses d'adresser trois fois par mois leur pri^reä la lune qui « conserve la semence du seul aninial qiii alt ötecr^e »ZA. 11. 325; 329.
(4) Geis. ap. Orig. Cont.Cels 6,22, p. 646. Delarue, d'apres la correclion propos^e par Bouhereau : iXtfc»^ iTiru^vM? ^ au lieu de f-^iTui ?.<>?.
portes etaient surmontees par une autre, beaucoup plus elevee. Cette echelle est dejä mentionnee dans le livre Parse Viraf-Nameh. Viraf, conduit pas l'Ized Celeste Serosch, gravit ces echelons: chacun d'eux le conduit dans un ciel particulier, oü il trouve un certain nombre d'ämes. Dans le septieme, Zoroastre lui apparait sur un tröne radieux, entoure de ses trois fils, des anciens heros et des Rois de la legende. Dans les mysteres, Mithra guidait les ämes dans leur voyage ä travers le ciel des planetes ; il y est aussi represente comme ayant vaincu Ahriman dans le monde inferieur. L'Areopagite dit que les mages celebraient le triple Mithras, en souvenir de certains mysteres sacres chez les Perses (i), et cette assertion est confirmee par des documents nombreux. En eifet, Mithra revet ici un triple caractere, montre une triple activite; il a donne la vie terrestre en tuant le taureau — dans le Hades, il protege les ämes qui se sont consacrees ä lui sur la terre — il les conduit ä la felicite, ä travers les rögions Celestes. C'est ainsi que lorsque les autres dieux s'en allerent, l'esperance des paiens embrassa le culte de Mithra, comme une ancre de salut. Julien luimeme, ce grand zelateur du Polytheisme Grec, rattachait l'attente d'une vie heureuse apres la mort a la connaissance, au culte du « pere Mithras (;2). »
69. — L'initiation avait lieu dans une grotte, qui avait une signification Cosmique. C'est dans une grotte semblable que Zoroastre parait avoir represente les diverses contrees du globe (ö). Les rites de la preparation et de l'initiation des mystes se rapportaient aux combats que le soldat de Mithra devait soutenir pour
[\\ Tot. tiiiyjuiia-uvci nv TOtTrXciTtttu Mi-^pot/. ep. 7.
(2) Jlll Cjes. 11. 533.
(3) Eiibul. ap. Porpl). ant. nymph. c. n.
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son dieu. Les epreuves preparatoires renfermaient des elements peu en harmonie avec l'esprit de la religioii d'Ormuzd ; si elles n'avaient pas ete introduiles par des Chaldeens, elles avaient au moins subi leur intluence. Car c'est surtout chez eux, dit-on, que les tortures de Älithra furent en vogue (i). Le Menippe de Lucien älteste les avoir subies ä Babylone, oü il s'etait rendu pour descendre dans le Hades, sous la conduite des disciples deZoroastre(^2). Ony endurait la faim, la soü, les coups; on faisait de longues promenades ä pied; on traversait de grandes eaux a la nage; on passait a travers le feu et la glace; on sejournait dans les antres epouvantables. II est ä presumer que plus tard les riches furent quelquefois dispenses d'une partie de ces epreuves. Toutcfois, dans certains cas tout cela a ete pris au serieux. Gregoire de Nazianze cite surtout l'epreuve du feu comme tres-douloureuse; il compare aux tortures des mysteres de Mithra les souffrances de Marc, eveque d'Arethuse, « traine ci travers les rues et couvert de plaies sanglantes (5). » On essayait d'effrayer l'initle, en le menagant d'un glaive nu, comme on le voit sur les monuments (i). C'est probablement ä cela qu'il faut attribuer le meurtre, commis par l'empereur Gommode, lors de sa consecration (5).
70. — Les autres ceremonies de ces mysteres etaient moins terribles: le myste se lavait avec de l'eau, se purifiait au moyen de miel et recevait une marque au front. II devait, en outre, se placer une couronne sur latete, sans trembler sous le glaive leve sur lui, et lapousser rapidement sur l'epaule, en disant: « Mithras
d) Schol. ad Greg. Naz. Or. Stellt. 1. n. 0. 47.
(2) Luc. Menipp. c. 6.
(3) Greg. Naz. opp. 1. p. 109, 123; 680. Paris 1778. (4-) Voyez la ligiire dans Layard. 1 c pl. 6.
(5) Laniprid Commod. c. 9.
est mon dieu et ma couroniie ! » — 11 lui etait defendu ä Jamals de porter une guirlande sur la tele (i). — Venait ensuite une offrande de pain et d'eau, oü plus tard, les auteurs chretiens crurent voir une ressemblance avec l'Eucharistie; mais cette ceremonie ne differait pas de la communion parse, oü l'on mangeait les pains benits par le pretre et buvait le Homa dans la coupe sacree. Les ditferents degres de ces initiations etaient appeles: Corbeau, Nymphos (Vierge), Guerrier (Hercule), Lion, Persee, Helios, Dromo ou Ecrevisse (2) : denominations empruntees aux figures du Zodiaque ou aux astres et qui se trouvent aussi sur les monuments du culte de Mithra (5). En passant par ces differents degres, le myste recevait, sans doute, l'assurance d'entrer un jour dans la region Celeste qui y correspondait. Le grade le plus eleve est celui de « P^re; » le Pontife portait le nom de « Pere des Peres (4). »
71. — Anahita, autre divin ite persique, a beaucoup d'affinite avec Mithra: eile aussi est anterieure ä Zoroastre, et subit des modifications essentielles, en se confondant avec une divinite de l'Asie occidentale. Les livres Zends parlent frequemment d'Ardvisura Anahita, deesse de l'eau Celeste, de la source primordiale, d'oü decoulent les eaux qui arrosent la terre. Elle est assise sur un char, tire par quatre chevaux. Ormuzd qui lui a donne le jour, la venere et la supplie de charger Zoroastre d'annoncer la doctrine sainte. Elle purifie
(1) Tert Cor. Mil c. 15.
{2J Et non « Bromios; » ce qui a suscite tant de diflicultes ä Schwenk, Mjthol. des Perses, p. 208.
(ö) Hieron. ep. 107 ad Laetam. Ed. Corr. de Vall. opp. i, 678, 79.
(■i) Ou Pater Patratiis. Une inscription dpiine ä un ceitain Uipius Egnatius le litre de : Pateret Hierocorax Milthroe . Orelli, Inscript. lat. n. 2353 s'est tronip6 en mettant Hieroceryx a la place de Hierocorax.
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l'acte, auquel l'homme doit son existence: les tilles lui demandent un epoux robuste : les femmes enceintes un enfantement heureux (i); en un mot, c'est la deesse de la fecondite, de la generation, le Mithra femelle. Des troupeaux de vaches lui etaient consacres : Vierge, ellefutconfondue parlesGrecsavecFArtemisdes Perses : quand l'influencede l'Asie Occidentalealterason caractere, ils y reconnurent leur Aphrodite. Artaxerxes permit de lui eriger des statues k Babylone, ä Suse, a Ecbatane, ä Damas et k Sardes (2) : le temple qu'elle avait k Ecbatane, elait encore du temps d'Antiochus, d'une extreme richesse: les colonnes en etaient dorees et le toit en plaques d'argent.
72. — L'Armenie oü predominaient les idees religieuses des Perses, rendait a cette deesse (nommee Anaitis par les Grecs), les plus grands honneurs. Un ecrivain armenien Tappelle « la grande Reine, » la gloire, et le salut de la nation armenienne, veneree par les rois, la mere de la sagesse et la bienfaitrice de l'humanite tout entiere (ö). Deesse de la propagation, eile avait k Akilisene son sanetuaire principal et un culte infame: les iilles des plus nobles armeniens lui etaient consacrees et restaient longtemps attachees au service de la deesse, en qualite d'Hierodules. Ensuite on les mariait; car, dit Strabon, aucun homme ne rougit de s'unir ä elles, Par un singulier contraste, la pretresse de cette memedivinite ä Ecbatane, etaitvouee ä lacontinence. Artaxerxes revetit de cette dignite une Aspasie qu'il ne voulait pas accorder ä son fils. En Armenie, Anahita s'ötait donc identifiee avec la Mylitta de l'Asie
(1) Windischmann: die Persische Anahita oder Ar.aitis, Mimich. IS.'i« (Trav. de l'Acad. de Bav.), p. 29. sqq.
(2) üeros. ap. Clem. AI. Protrept p. -43. (3)Agalhangel. Act. S. S. Sept T. viii, p. 3ö:', § 7r2.
occidentale d'une maniere plus complete qu'ä Ecbatane, ville situee au nord de la Medie. Que Mithra ou Anahita s'etait transformee dans Mylitta ou Astarte, meme au sein de la Perse, c'est ce qui resulte de la legende qui rapporte que Zoroastre, fort de l'appui du roi Gustasp, fonda le culte du Cypres ou planta un cypres merveilleux dans la Bactriane (i). Cet arbre etait chez les Assyriens, les Syriens, les Armeniens et les Pheniciens (2), le Symbole de Venus ou Mylitta, dont le culte etait aussi repandu en Cappadoce, en Lydie et dans le Pont. A Zela, ville de cette derniere contree, eile avait un grand nombre d'Hierodules. En Armenie, deux autres divinites, nommees Omanos et Amandatos par Strabon (3), partageaient ses autels. C'etaient lä les Amschaspands perses, Bahman (Bohumano), le maitre de la vie animale, et Ameretat (en langue pelvi Amandat), le maitre des arbres. Herodote affirme que les Perses donnaient le nom de Mithra ä Uranie ou Mylitta, dont ils avaient emprunte le culte auxAssyriens etauxArabes; cette assertinn ne provient pas, comme on pourrait le croire, de ce qu'il confond ladeesse avec le dieu Mithra; car le nom qui signifie « serein, » bienveillant, peut tres-bien s'appliquer ä la deesse qui etait la meme que l'Aphrodite des Grecs(4).
75, — La fete des Sacees, adoptee par les Perses et les autres peuplesqui honoraient Ana'itis, semble avoir primitivement appartenu au culte que Babylone rendait ä Mylitta. Ce n'est que plus tard qu'on voulut en
(1) V. lestömoign. chez Lajard. M^m. (lefAcacl. des Inscr. \\, 1:28.
(2) Lajard. 1. c. p. 94.
(3) Strab. p. 51^.
(4) Windischmann. A. 0. 19- Lajard, Recb. sur le culte de V^niis p. 184. .sqq.
ET JUDAISME. "IM
iaire l'anniversaire d'une victoire, remporlee par Cyrus sur les Saces. Durant cette fete, les esclaves de Babylone commandaient a leurs maitres ; en Perse, elie avait revetu uu caractere plus tragique: un criminel condamne ä mort etait habille en roi et s'asseyait sur le trone: enivre de jouissances sensuelles, il pouvait iaire tout ce qui lui plaisait, abuser meme des toncubines du prince: apres quoi, il etait depouille des vetements royaux, brise de coups de fouet et attache a un gibet infame (i).
74. — C'est probablement aussi de l'Asie occidentale qu'est venue Nanea, deesse de la guerre, dont on ne trouve aucune trace dans le Zend-Avesta et qui parait correspondre a l'Athene des Grecs. Dans plusieurs endroits, son temple s'elevait ä cöte de celui d'Anaitis. Le sanetuaire quelle avait ä Pasargada doit avoir ete en grande consideration : Artaxerxes s'y rendit pour y recevoir l'onction royale de la main des pretres perses (2).